Goethe a Schiller
Voici à son tour le troisième livre, auquel je souhaite que vous fassiez bon accueil.
Vous recevrez samedi mon récit pour les Heures; je voudrais ne pas m'être montré par trop inférieur à mon illustre devancier dans la description des pressentiments et des visions (1).
(1) Hennings, professeur de philosophie morale à Iéna, avait publié nombre d'écrits sur cet ordre de sujets.
Je vous verrai dimanche après-midi. Le soir, j'ai promis de dîner au cercle avec Loder.
Meyer m'accompagnera ; il vous fait mille amitiés. J'aurai grand plaisir à lire votre nouveau travail ; j'ai tenté à maintes reprises de me figurer comment vous aurez bien pu vous y prendre ; mais je ne pense pas parvenir à le deviner.
Adieu ; mes compliments autour de vous. — Weimar, le 7 janvier 1795.