Gœthe a Schiller
Tous mes vœux de bonheur pour Tannée nouvelle. Souhaitons de la passer tout entière, comme nous avons terminé celle qui vient de prendre fin, à faire échange mutuel de sympathie active pour ce que l'un et l'autre nous aimons et accomplissons. Si les hommes qui sont en communauté de sentiments ne se donnaient pas un coup de main les uns aux autres, qu'adviendrait-il de la société et de la sociabilité? Je suis plein de joie à l'espoir de voir croître entre nous de jour en jour la réciprocité d'influence et la confiance.
Voici le premier volume du roman. L'autre exemplaire est pour les Humboldt. Je souhaite que le second livre vous donne autant de contentement que le premier. Je vous porterai le troisième en manuscrit.
Je compte vous donner les histoires de revenants en temps utile.
Il me larde infiniment de lire votre travail. Amitiés de Meyer. Nous arriverons probablement le dimanche 11. Je vous écrirai encore d'ici là. Adieu. — Weimary le 3 janvier 1795.