‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 7 sur 199 · Goethe a Schiller · texte numérisé non relu

Goethe a Schiller

Monsieur,

Vous ouvrez devant moi une perspective doublement agréable, d'une part sur la revue que vous vous proposez de publier, d'autre part sur la collaboration à laquelle vous me conviez. Je serai des vôtres avec joie et de tout cœur.

S'il se rencontre, parmi ce que j'ai d'inédit, quelque chose qui convienne à un recueil tel quelle vôtre, je le donnerai volontiers ; mais à coup sûr l'association plus étroite avec des hommes assez vaillants pour oser cette entreprise ne manquera pas de donner un élan nouveau à maints projets que j'ai laissés en suspens. En attendant, je me promets beaucoup d'intérêt de l'entretien où nous aurons à nous mettre d'accord sur les principes qui devront diriger l'examen des manuscrits qui nous seront offerts, et sur la composition et la forme qu'il conviendra de donner à cette revue pour la distinguer des autres, et pour lui assurer, grâce à ses avantages sur les autres, tout au moins quelques années d'existence.

J'espère m'entretenir bientôt oralement de tout cela avec vous (1), et vous envoie, pour vous-même et pour vos collaborateurs, mes sentiments d'estime et mes compliments les meilleurs. — Weimar, le 24 juin 1794. — Gœthe.

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