‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 76 sur 199 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Iéna, le 19 juin 1795.

Ci-joint le manuscrit de Meyer, avec mes meilleures-amitiés. Je suis très content de savoir que je puis attendre quelque chose de lui pour une date si rapprochée ; mais, s'il est à court de temps pour nous donner encore le Mantegna, peut-être me serat-il possible de lui laisser le loisir nécessaire, étant donné que j'espère avoir un article de notre ami Fichte et que je sais maintenant pouvoir compter sûrement sur les Entretiens. Je verrai plus exactement lundi prochain où j'en suis au juste.

Je suis très heureux que mes remarques sur le cinquième livre du roman vous paraissent mériter d'être prises en considération, et c'est pour moi un encouragement, mais la tendresse que j'ai pour ce nouvel ouvrage de votre talent me rend jalousement sensible à l'impression qu'il fera sur les autres, et il ne me serait guère possible de vouloir du bien à qui se permettrait de ne pas le goûter.

Je ne sais dans quelle maison de fous vous êtes allé chercher ce mirifique fragment, mais ce ne ï peut être que l'œuvre d'un toqué. Cela pourrait avoir été écrit par notre ami Obereit, mais j'en doute pourtant. Je m'en suis fort amusé.

Le courrier va partir. Je me réjouis vivement de vous revoir bientôt. — Sch.

(1) Ce texte est perdu.

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