INTRODUCTION
Si l’on avait eu soin de recueillir et de conserver tous les entretiens de saint Vincent à ses missionnaires, au collège des Bons-Enfants ou à Saint-Lazare, dix gros volumes ne pourraient les contenir. II leur parlait souvent : tous les vendredis, au chapitre du matin et à la conférence du soir; les dimanches, les mercredis et les jours de fête, à la répétition d’oraison h La pratique des vertus, les devoirs d’état, l’explication des règles, les leçons qui découlaient des fêtes de l’année, tel était le sujet ordinaire de ses discours. Il y ajoutait les avertissements qu’il jugeait utiles, les nouvelles qui intéressaient la Compagnie, celles surtout qui lui venaient des Missions lointaines : l’Ecosse, les Hébrides, la Pologne, la Barbarie, Madagascar. La bouche parlait de l’abondance du cœur, le temps passait sans qu’il s’en aperçût, et,, quand l’horloge annonçait le moment de finir, Vincent de Paul, surpris, avait encore beaucoup à dire V
1. Ce recueil contient un certain nombre de répétitions d’oraison datées d’un jour sur semaine. François Lefort, reçu à Saint-Lazare le 4 juillet 1657, témoigne au procès de béatification de saint Vincent que ce dernier faisait lui-même la répétition d’oraison tous les mercredis et tous les dimanches et donnait la conférence tous les vendredis.