‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 2)Chapitre 2 sur 280 · Voir t. XII, p. 209 et · texte numérisé non relu

Voir t. XII, p. 209 et

il s'excusait sur son bavardage, ajoutait qu’il allait conclure et concluait en effet, non sans se laisser parfois entraîner par son sujet bien loin au delà de l’heure 3.

Il ne recherchait ni ses pensées, ni ses phrases : .tout coulait de source. Les recommandations qu’il faisait aux siens d’être simples dans leurs prédications étaient d’autant plus facilement acceptées qu’il mettait lui-même ses conseils en pratique. Il n’était pas de ceux qui parlent « d’un ton de déclamatcur qui passe bien haut par-dessus4».

Dans ces entretiens familiers, il s’interrompait parfois pour interroger ses confrères, obtenir d’eux des renseignements, une précision. « L’on a vu, disait- il dans une conférence5, d’anciens philosophes qui ont méprisé les richesses en un très haut point, quoique païens; témoin un certain dont il ne me souvient pas. Ne vous en ressouvenez-vous point, Monsieur de la Fosse ? » Dans l’assistance nul ne connaissait l’antiquité païenne aussi bien que Jacques de la Fosse. « Diogène », répondit-il aussitôt, sans convaincre saint Vincent, qui reprit : « Diogène, soit, si tant est que ce soit lui. »

Une autre fois, c’était à propos d’un texte scripturaire, le saint en donna le sens, mais ilen avai oublié les termes. « Comment y a-t-il ? Qui est-ce qui s’en ressouvient?» demanda-t-il. Antoine Portail se leva et répondit6.

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