‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 2)Chapitre 121 sur 280 · RÉPÉTITION D’ORAISON D 17 21 OCTOBRE i · texte numérisé non relu

RÉPÉTITION D’ORAISON D 17 21 OCTOBRE i

Nous devons faire pénitence pour expier nos péchés et imiter Notre- Seigneur. — Exemples d’une Fille de la Charité et de Mademoiselle du Fay. — La Compagnie doit s’estimer heureuse de ne compter dans son sein que des hommes de petite condition et de peu de science.

Touchant la méditation du pauvre Lazare et du mauvais riche, quelqu’un de nos confrères concluant son oraison par la pénitence, cela lui donna occasion de parler, disant que, le jour précédent, Messieurs de la Conférence avaient traité une question touchant la pénitence; et ce qui avait donné lieu à ce sujet était la pensée d’un certain personnage, qui disait qu’il n’appartenait pas aux prêtres de faire pénitence, mais au peuple seulement; qu’ils devaient s’adonner à l’étude et au saint sacrifice et se consommer là dedans, illuminant le peuple et tâchant de l’échauffer, par prédication et autrement, à aimer Dieu. Néanmoins dans la conférence on dit des choses si avantageuses pour prouver que les ecclésiastiques doivent entrer dans l’esprit de pénitence et dans les actes, que Monsieur Vincent dit que jamais il n’avait été si touché, et il rapporta quelque chose qui y fut dit :

i° On tira une raison de ce qu’elle est une vengeance, comme l’appelle saint Augustin, que l’on prend des péchés pour satisfaire à la justice de Dieu et réparer autant qu’il est en nous le tort qui lui a été fait. C’est donc une justice que l’on exerce. Or, quel plus grand moyen et plus efficace de réconcilier les hommes avec Dieu que celui-là? Outre que les prêtres ne sont pas sans péchés, lesquels même sont plus grands et énormes

Entretien 09. — Recueil de diverses exhortations , p. 20.

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