ELOGE DE JEAN LE VACHER
M. Le Vacher, qui est à Tunis, y a fait grand fruit, bien que toujours on lui fasse quelque avanie; mais c’est là dedans que la vertu se fortifie, où Dieu donne la force, où l’on ressent augmenter son courage pour ne relâcher pour aucune souffrance. Oh ! quand un cœur est dans ces occasions, il se sent particulièrement fortifié de Dieu; Dieu donne une foi, une clarté, une évidence de foi telle qu’on méprise tout; alors on ne se soucie pas de mourir. Il y a beaucoup de dangers, beaucoup à souffrir tous les jours dans ce poste. Il laisse les occasions de s’en venir, il méprise toutes les occasions de se reposer, il préfère courir tous les risques. Ah ! Messieurs, nous remercierons Dieu de cela et le prierons qu’il nous donne cet esprit d’aller partout, de souffrir, de n’être empêché de rien pour le salut du prochain.