‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 2)Chapitre 158 sur 280 · ELOGE D’ADRIEN BOURDOISE · texte numérisé non relu

ELOGE D’ADRIEN BOURDOISE

M. Vincent recommanda avec beaucoup d’ instance aux prières de la Compagnie la santé de M. Bourdoise, dangereusement malade d’une apoplexie x, et nous exalta fort le zèle de ce bon prêtre pour l’état ecclésiastique, duquel Dieu s’était servi pour jeter les fondements de cette sainte Compagnie des prêtres de Saint- Nicolas-du-Chardonnet, quoiqu’il fût d’une naissance si pauvre, qu’il n’avait pu faire ses études que par le secours des écoliers, qui lui donnaient quelques morceaux de pain; et même quand on en jetait à quelque chien, la faim l’obligeait à courir devant pour le prendre.

M. Vincent raconta aussi que M. Bourdoise lui disait que c’était une grande œuvre que de travailler à l’instruction des pauvres gens, mais qu’il était encore plus important d’instruire les ecclésiastiques, puisque, s’ils sont ignorants, il faut par nécessité que les peuples qu’ils conduisent le soient aussi. Et il disait vrai, il disait vrai.

Ensuite M. Vincent pria Dieu plusieurs fois que nous fussions participants du grand zèle qu’avait ce bon prêtre et des grands biens qu’il a faits à l’Eglise.

2. La rédaction que nous a conservée Abelly de cette dernière partie (ofi. cil-, 1. III, chap. x, p. 105) diffère notablement de celle que nous donnons ici.

Entretien 123. — Recueil de diverses exhortations , p. 71.

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