‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 2)Chapitre 272 sur 280 · Jean Le Vacher · texte numérisé non relu

Jean Le Vacher

entretien, lui déclara son dessein. Mais M. Le Vacher lui remontra que tout appartenait au roi, qui l’avait armé et fourvoyé, et que la maxime de la mer était telle.

L’autre persiste, celui-ci insiste. Enfin l’autre dit qu’il le ferait et qu’il le voulait.

M. Le Vacher, ramassant ses forces intérieures, lui dit : « Monsieur, vous avez les forces à la main, vous ferez ce qu’il vous plaira; mais, pour moi, je vous déclare que je n’y consentirai jamais; au contraire, je m’y opposerai en toutes les manières que je pourrai. Je dois rendre cette fidélité au roi. »

L’autre, voyant cela, n’osa plus insister. Bien davantage, M. Le Vacher, le renvoyant, lui fit connaître les moyens que Dieu lui avait mis en main pour racheter tant de malheureux chrétiens, en donnant les Turcs qu’il avait. Il en donna, je pense, le tiers, outre qu’il n’en vendit aucun.

Or, voyez la force et générosité du fils d’une si bonne mère. Nous les offrirons donc tous à Notre-Seigneur, et les esclaves auprès desquels ces deux enfants de bénédiction travaillent et consument leur vie.

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