EXTRAIT D’ENTRETIEN
Vincent de Paul a toujours craint d’être trompé par les sophism :s
de quelque hérétique.
J’ai, toute ma vie, appréhendé de me trouver à la naissance de quelque hérésie. Je voyai 3 le grand ravage qu’avait -fait celle de Luther et de C alvin, et combien de personnes de toutes sortes de conditions en avaient sucé le pernicieux venin, en voulant goûter les fausses douceurs de leur prétendue réforme. J’ai toujours eu cette crainte de me trouver enveloppé dans les erreurs de quelque nouvelle doctrine, avant que de m’en apercevoir. Oui, toute ma vie, j’ai appréhendé cela.
Entretien 22. — Abelly, O'p. cit 1. II, chap. xii, p. 40g.