Voir p. 299 et
afin d’obtenir d’eux qu’il ne redonnent plus ce mauvais exemple à la communauté29.
A la fin de la répétition de l'oraison, le saint recommandait aux prières ceux qui lui avaient demandé cette grâce; puis des missionnaires (nul n’y était forcé) s’accusaient de quelque faute récente30.
C’était pendant la répétition d’oraison de préférence que le saint donnait ses avis. Quand il croyait de son devoir d’adresser une réprimande et qu’il jugeait que, faite devant la communauté, cette réprimande porterait plus de fruit, rien ne l’arrêtait : ni la qualité de la personne avertie31, ni la nature du reproche, ni la pensée de la honte qu’allait éprouver le coupable. Il lui arriva plus d’une fois d’humilier des prêtres devant les frères coadjuteurs et les jeunes clercs32, d’admonester en public ceux qui s’étaient oubliés jusqu’à commettre des excès dans le boire33, ou jusqu’à pénétrer indélicatement dans les chambres des autres, même des exercitants 34.
Pour que l’avis fût plus efficace, il imposait parfois une pénitence : la privation de vin35, l’abstention de la communion36, la défense de dire la messe37, ou même une prolongation du temps de séminaire. Il