‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 4)Chapitre 138 sur 138 · Thilippe Bailly · texte numérisé non relu

Thilippe Bailly

Donjon. Chacune dira celle quelle pensera devant Dieu être poropre.

Puis les sœurs qui sortaient de charge ayant demandé pardon des fautes et des mauvais exemples quelles pensaient avoir donnés à la Compagnie pendant leur temps d’office, Monsieur notre très honoré Père leur dit :

Dieu vous bénisse, mes hiles, et vous rende l.a charité que vous avez faite à la Compagnie! Vous avez fort bien fait, et toutes nos sœurs qui vous ont précédées. Mais vous faites bien de demander pardon, car l’on ne peut que l’on ne fasse beaucoup de fautes. Mes sœurs, consolez-vous et priez Dieu qu’il donne de bonnes officières.

Puis, les sœurs ayant donné leur voix, notre très honoré Père dit :

Mes sœurs, la pluralité des voix va à ma sœur Jeanne- Christine. Mais il faut que vous sachiez que nous aurons grand’ peine et difficulté de la retirer de là, car les messieurs de Sedan ne la Laisseront point aller, d’autant que depuis peu ils ont encore un emploi extraordinaire, qui est le soin des personnes nouvelles converties. Or, le moyen de l’arracher de là? Les messieurs ne le permettront point. Que fera-t-on? C’est, mes sœurs, que, quand une hile qui est élue ne peut pas, pour ses inhrmités ou autres raisons, le sort va à celle qui est proposée avec elle. C’est donc ma sœur Julienne pour assistante, ma sœur Louise-Christine trésorière et ma sœur Philippe dépensière. Pour celles-là, il s’en faut tenir là. Pour supérieure, ma sœuir Marguerite Chétif. Elle ne sait rien de rien. Nous lui écrirons.

Voilà donc ma sœur Chétif pour supérieure, pour assistante ma sœur Julienne Loret, pour trésorière ma sœur Louise-Christine, pour dépensière ma sœur Philippe Bailly. Tout cela est dans l’ordre. Or sus, mes sœurs, rendons grâces à Dieu.

j'oubliais à vous dire que l’on change tous les ans une des ofïïcières l'une après l’autre, et la supérieure tous les trois ans.

Ah! mes sœurs, rendons grâces à Dieu et le remercions de bon cœur de toutes les grâces qu’il a faites à la Compagnie. Mes hiles, renouvelez dès maintenant, je vous prie, la résolution que vous avez faite de vous donner à Dieu tout de nouveau. Ah ! mes sœurs, si vous êtes fidèles à Dieu et à garder vos règles, quelle joie vous donnerez à Mademoiselle Le Gras, à Monsieur Portail et à toutes nos bonnes sœurs, qui sont maintenant au ciel et qui pirient pour vous !

Oui, mes sœurs, Mademoiselle Le Gras prie pour vous au ciel, et elle ne vous sera pas moins utile qu'elle était, et encore plus, pourvu que vous soyez fidèles à Dieu, je vous prie, mes sœurs, derechef de garder le secret et de ne rien dire à personne de ce que nous venons de faire; car, comme je vous ai déjà dit, les affaires de Dieu qui vont au dehors ne sont plus affaires de Dieu.

Je supplie sa bonté de vous donner ses grâces pour lui être fidèles à faire ce qu’il demande de vous. Te l’en supplie de tout mon cœur.

B enedictïo Domini Nosiri...

Sancta Maria , succurre miseris...

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