Epure de saint Paul aux Phi.ippiens J
(( Monsieur, vous avez des filles qui m'édifient plus par leur modestie que ne ferait une prédication ; elles prêchent sans dire mot. » Mes hiles, continuez, ne perdez pas oette pratique ; augmentez-la plutôt comme très nécessaire pour la conservation de la pureté; et pour cela vous n'avez pas moins besoin de cette vertu dans vos chambres et en vos récréations que dans les rues.
Il est bon de se récréer, mais modestement, se gardant des ris excessifs et gestes méséants. Saint Paul le conseille ainsi : « Ré jouissez- vous, mais en sorte que la modestie soit gardée; iterum dico vobis : gaudete 3, etc. » Réjouissez-vous, vous gardant surtout de vous toucher l’une l’autre. O Sauveur ! prenez garde à cela, mes sœurs, car le diable a mis un piège là-dessous que vous ne voyez pas. Mais, si vous saviez ce qui est caché làdessous, quoique entre personnes de même sexe, je n’oserais vous le dire, de peur d’apprendre à plusieurs d’entre vous ce qu’elles ne savent pas, si ce n’est quand la charité le requiert, comme d’embrasser celles qui sont nouvellement reçues, ou pour se réconcilier avec quelqu’une qu’on avait eonstristée. Ah! que cela est bien! Je vous le recommande, quand même vous vous sentiriez le cœur tout gonflé. Oh ! la sainte embrassade ! Alors il est permis de se baiser à la joue, et non jamais à la bouche.
Mais, quand c’est à l’égard des personnes de l’autre sexe, les Filles de la Charité ne doivent souffrir qu’on les baise ni touche en aucune façon. — Quoi! un frère? — Non, pas même votre père. Voyez si vous n’avez pas sujet de louer Dieu de vous trouver dans une Compagnie qui assurément conduira une personne qui vit selon ses règles à une grand sainteté. Aimez vos règles et remerciez Dieu de vous avoir fait la grâce de les enten-