‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 4)Chapitre 70 sur 138 · Epître de saint Paul aux Romains VIII, i · texte numérisé non relu

Epître de saint Paul aux Romains VIII, i

dire à saint Paul : « Je porte continuellement sur mon corps les marques de la mortification de Jésus-Christ4. » Il faut, voyez-vous, ou faire pénitence, ou ramper toujours dans les imperfections et jamais ne ressembler en rien à Notre- Seigneur. Quand on est fait de la sorte, on donne lieu à de petites choses frivoles, à des pensées du pays. Voilà ce que fait l’immortification intérieure. Mes sœurs, regardez celles qui se mortifient comme il faut; ah! qu’elles sont bien éloignées de cela! Elles n’ont de pensée que pour se donner à Notre- Seigneur; elles ne pensent pas qu’il faille chanceler; car elles croient que, s’il y a de la peine, c’est un moyen de se tenir ferme à Notre-Seigneur par la pratique des actes de justice.

Quelqu’une me dira : « Monsieur, il faut monter des montées si hautes et être avec cela bien chargée ! » Hélas ! mes sœurs, on rapporte que Madame la princesse5, allant voir les malades, monta en un jour quatrevingts degrés et que, étant revenue, sa robe était tellement crottée que ses gens en étaient étonnés. Que pensez-vous qui la portait à cela? C’est qu’elle voyait qu’il fallait faire pénitence.

La vie du Fils de Dieu ne nous prêche autre chose. Tant qu’il a été sur la terre, il a continuellement pratiqué la pénitence au boire, au manger, en ses habits, au coucher et en toutes choses. Or, ce sont tout autant d’actes de pénitence qu’il faut faire si vous voulez être vraies Filles de la Charité et filles du père de pénitence, qui est Notre-Seigneur. Vous pouvez quelquefois dans vos grandes fatigues offrir vos peines à Notre- Seigneur en esprit de pénitence. Voilà, par exemple, la peine que vous avez à servir les malades dans le

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