CONCERNANT L’ÉTABLISSEMENT DE MARSEILLE
(9 juillet i65o)
Le 9e juillet 1650, quelques résolutions furent prises à Paris, touchant notre établissement en cette ville et à l’égard de l’hôpital, par Monsieur Vincent, supérieur général, Monsieur Bausset, prévôt de la Major et administrateur de l’hôpital, Monsieur Portail, prêtre de la congrégation de la Mission, et Madame la duchesse d’Aiguillon.
i° Si on doit remettre la conduite de l’hôpital, tant pour le spirituel que temporel, aux pères de la Charité, ou le laisser en l’état qu’il est à présent, à savoir si le spirituel sera aux prêtres de la Mission et le temporel à la conduite de messieurs les administrateurs?
A été résolu par Monsieur le prévôt, Monsieur Vin-, cent, Monsieur Portail et Madame la duchesse d’Aiguillon que l’hôpital demeurerait aux formes qu’il est à présent, suivant son institution et les lettres patentes de Sa Majesté.
2° S’il faudra y mettre un ou deux prêtres? S’ils seront étrangers ou de la maison ?
A été résolu d’un commun avis de le laisser à la volonté de Monsieur Vincent, qui l’ordonnera comme il verra bon être, et qu’ils seront toujours au moins deux.
30 Leurs emplois dans l’hôpital.
A été résolu qu’ils feront tout ce qui est porté par les lettres patentes et tiendront la main à la conduite morale des domestiques, conformément aux articles qu’on
Document 102. — Arch. nat. S 6707, cahier des environs de 1670.
est demeuré d'accord avec feu Monsieur de La Coste et messieurs les administrateurs.
4° Touchant la demeure et le logement tant desdits prêtres que de ceux du séminaire et aumôniers des galères ;
A été résolu que des deniers revenant bons de quinze mille livres assignées par le roi par lettres patentes seront employés à parachever ledit hôpital et y bâtir un nouveau cours pour y recevoir lesdits prêtres. Et d’autant que lesdites fonctions du séminaire et des aumôniers relèvent du seigneur évêque et que le lieu s'est trouvé exempt de sa juridiction pour être dans le détroit de l'abbaye de Saint- Victor, Madame la duchesse prendra la peine d’en écrire à Monseigneur l’archevêque de Lyon, afin qu’il ait pour agréable remettre cette maison sous la juridiction de mondit seigneur évêque; et en cas qu’il ne l’agrée, les prêtres demeureront là où ils sont à présent dans la ville.
5° Touchant l’assistance aux conférences;
A été résolu que le supérieur de la Mission assistera aux conférences, avec les administrateurs de l’hôpital, où l’on traite les affaires tant spirituelles quie temporelles du même hôpital, auxquelles il aura voix délibérative avec lesdits sieurs administrateurs, pour être exécuté ce que par eux sera résolu 1.
i. Le copiste a ajouté : « Ces règlements sont signés de Mes» sieurs Vincent, Bausset, Portail et de Madame la duchesse d’Aiguillon, dont l’original est parmi nos papiers. Ici faut remarquer que, lorsque les résolutions ci-dessus ont été prises, les prêtres de la Mission demeuraient en la ville, où ils ont fait leur résidence un fort long temps, premièrement à l’hôpital, puis dans un logis un peu distant dudit hôpital, par après proche Saint-Victor, ensuite un peu plus bas, et finalement à la maison où sont présentement les Révérends Pères de la Merci, devant les Carmélites; et c’est en cette maison-là où les aumôniers des galères ont demeure l’espace d’un an, ou environ, avec nous. Et dès que cette maison en la bourgade a été achetée, lesdits prêtres de la congrégation de la Mission y ont fait leur résidence et y