‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 210 sur 314 · Louise de Marillac · texte numérisé non relu

Louise de Marillac

Nos deux sœurs, sitôt que j’eus fini, dirent qu’elles ne songeaient pas à elle; et comme c’était par oubli, elles dirent qu’elles croyaient quelle ferait bien.

— Oh bien! mes sœurs, dit Monsieur Vincent, il en faut demeurer là. Je crois voirement que c’est une bonne hile et qu’elle fera bien. Il faut bien, mes sœurs, être persuadé de cette vérité qu’il est nécessaire de changer les sœurs assistantes ou conseillères pour plusieurs raisons, dont l’une est afin que Ton ne s’attache pas à cet emploi ; et une autre c’est qu’il est très expédient que plusieurs se forment à servir les autres; car tout le bien de la Compagnie dépend du soin que les ofhcières doivent avoir de toute la famille et d’y être de grand exemple et agir avec grand soin. Et pour cela il ne faut plus être si longtemps sans faire élection.

Vous avez encore tout plein d’autres questions sur votre mémoire, que nous ne pouvons pas aujourd’hui terminer. Je supplie Dieu donner bénédiction à la sœur que vous avez nommée.

Et ensuite il dit le S an et a Maria , suceur re . Et puis notre très honoré Père nous donna sa bénédiction, demandant à Dieu la grâce que nous fissions bon usage des conduites de sa divine providence pour sa gloire et le bien de toutes les âmes de la Compagnie..

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