‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 250 sur 314 · En septembre i638. (Voir t. I, p · texte numérisé non relu

En septembre i638. (Voir t. I, p

coup de bien, et les malades en sont aussi satisfaits qu’au commencement, pource que les poires et le pain, qu’on a ôtés, étaient pour ies convalescents, lesquels jetaient quelquefois les poires par terre ; et pour le pam, la maison leur en donne.

3. Le bien qui arrive de cette collation, c est qu elle donne entrée aux dames dans 1 Hoteil-Dieu, ou elles se font beaucoup de bien à elles-mêmes, et en causent à ces pauvres malades et de l’encouragement aux religieuses.

4. Que cela vous a donné sujet de penser aux enfants trouvés, desquels il faut vous dire 1 état, qui est tel que l’on n’en a point pris depuis quelque temps, pource qu il en est mort beaucoup', qu’il n’en est échappé que quatre et que l’on craint que cela procède de ce que le lieu est malsain, etc.

L’on enverra des billets pour visiter les enfants trouvés.

Voyons le profit spirituel.

[1.] La plupart des malades font confession générale à vos deux prêtres, notamment les moribonds.

2. Les hérétiques. Il y en a eu deux cents depuis que vos prêtres y sont, tous lesquels se sont convertis, excepté six, qui sont morts en leur erreur, et environ vingtcinq-, qui s’en sont retournés guéris hérétiques.

3. Les chapelains qui confessent à la porte renvoient à ces deux messieurs les pénitents difficiles qui, il y a longtemps, n’ont été à confesse.

4. Ils réconcilient les pauvres malades dans leurs querelles, qui sont fréquentes.

5. Qu'ils font faire des actes de foi, d’espérance et de charité aux moribonds et de confiance en Dieu.

6. Ils vont devant le prêtre qui va administrer les saints sacrements, pour les disposer à bien communier et à rendre actions de grâces.

7. Ils s’en vont parfois par les salles pendant la grand messe pour les exhorter à joindre leurs volontés et affections à celles de l’Eglise, et d’y assister en esprit en priant.

Quelques avis.

Que sept dames suffiront, au lieu de 14, pour l’instruction.

1. Que les legs pour le linge qui se font à l'Hôtel-Dieu se délivrent à messieurs les maîtres, comme de raison, et non aux religieuses. Je dis ceci, afin que les dames ne se plaignent plus aux hiles de ce que les malades sont moins nettement; de quoi il ne se faut etonner, attendu

qu’il faut 750 draps par jour.

2. L’on se plaint de ce qu’on ne trouve les memes hiles. L’on est contraint de les changer, à cause qu’à la longue elles y accueillent de grandes maladies et meurent.

[3.] h y a des dames qui distribuent les collations a tous les pauvres, contre l'ordre, qui est que l’on en baille seulement aux plus malades. Et outre ce mal, elles font cela en courant. Il est à souhaiter que cela se fasse plus dévotement.

[4.] Les religieuses demandent des croix de cuivre

pour assister les moribonds.

[5.] Aucunes dames disent que la collation ne sert de rien. Les religieuses disent le contraire, et des personnes qui y fréquentent il y a vingt ans, aussi.

6., Il est à propos que les dames n’avertissent point les religieuses du manquement qu’elles verraient parmi les malades, ains qu’elles s’adressent à l’une des ofhcières.

Le second prêtre.

1. Que les pauvres ne font point bonne confession à la porte 6.

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