Epître de saint Paul aux Philippiens II, i
respondu en disant : Fiat mihi secundum verbunt tunm 2 ; et incontinent après, le Saint-Esprit est descendu en elle et a formé le corps de Notre-Seigneur et a créé une âme, qu’il a infusée dans ce corps béni, qui sanctifia et divinisa en quelque façon la sainte Vierge. Et pourcUqu’elle persévéra parmi toutes les difficultés qui se présentèrent pendant la vie et jusques à la mort de Notre-Seigneur, elle a été glorifiée par-dessus les anges. Eve, notre première mère, fut autrement, car, après avoir été choisie de Dieu et prévenue de la justice originelle, pour n’avoir été ferme à la tentation, elle fut chassée du paradis. Et certes, Mesdames, nous avons sujet de craindre que, si nous ne faisons tout ce que nous pourrons pour faire soutenir ce bon œuvre, que Dieu nous ôtera la grâce de cet emploi et toutes celles qu’il emporte quand et soi, et qu’il ne nous rejette de devant sa face et du paradis.
La bonté de l’œuvre. — Un œuvre est bon et sain qui va à la gloire de Dieu, au bien des pauvres enfants orphelins, des malades, des pauvres esclaves et au salut des uns et des autres et à la sanctification de sa propre âme.
Or, que tout cela aille à la gloire de Dieu, il est manifeste, puisque c’est lui qui commande toutes ces choses et que c’est sa gloire que nous lui obéissions; et, au contraire, en quelque façon, mépris de sa divine Majesté de n’en rien faire.
Or, qu’il nous commande tout cela, est manifeste :
Premièrement, en ce qu’il nous commande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Or, quand il nous commande 1 amour du prochain, il nous commande tous ^es acles d amour que nous lui pouvons rendre, qui sont