‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 273 sur 314 · Evangile de saint Luc I · texte numérisé non relu

Evangile de saint Luc I

14, 7 corporels et autant de spirituels. Les corporels,, qui regardent le corps, sont : donner à manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif ; et c’est ce que vous faites aux pauvres malades et aux enfants. Oh! quel honneur vous faites à Dieu, Mesdames, de : faire cela! Mais quel déshonneur de ne le pas faire!

Il nous recommande encore cela lorsqu’il nous avertit de ce qu’il nous interrogera au jour du jugement, qui est si nous avons donné à manger et à boire, etc. O Mesdames, que vous serez bien heureuses d’en user de la sorte! Et malheureux, si nous en usons autrement!

De plus, que se peut-on imaginer de plus saint que de visiter les malades, de prendre soin des orphelins,

; de les porter les uns et les autres à la connaissance de Dieu, puisque c’est faire ce que Notre-Seigneur a fait en ce monde !

De plus, chacune en particulier y profite en mettant en exercice les vertus de la foi, de l’espérance, de la cha- ; rité, de la justice, de la prudence, de la tempérance, de la force et de mortification, d’humilité et des autres 1 vertus. Bref, elles sont en état, tandis qu’elles persévéreront en la Compagnie et dans les exercices d’icelle, i d’aller la tête levée au jour du jugement. Dïsftonet sermones suos in judicio 3. Que si l’on quitte et l’on laisse anéantir la Compagnie, tous ces biens s’anéantiront.

Du côté de Dieu.

Si l’on abandonne ce bon œuvre, Dieu ne sera point connu par ces pauvres gens auxquels vous le faites connaître; ces âmes ne lui seront point réconciliées, comme elles le sont par le moyen d’une bonne confession générale; ceux qui mourront et guériront dans l’Hôtel- Dieu ne ressentiront plus les effets de la bonté de Dieu

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