‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 298 sur 314 · M. E ARGENTIER A SAINT VINCENT · texte numérisé non relu

M. E ARGENTIER A SAINT VINCENT

M onsieur ,

Pour ne vous pas incommoder en V état où vous êtes , je vous rendrai compte par celle-ci que je fus voir Monsieur de Sois-, sons à la sortie de chez vous , auquel je dis ce que vous aviez fait près de la reine. Il me fit réponse qu'il avait un si grand respect pour Sa Majesté , avec une obéissance entière à ses volontés , qu'il suivra en tout son intention , qui est conforme à vos bons desseins , et m'a chargé d'en porter parole à Sa Majesté de sa part et assurance entière en faveur des bonnes religieuses \sur~] ce qui est projeté. Et pour cet effet , si Sa Majesté l'a agréable , M onsieur de Soissons dès demain fera consultation secrète avec le plus fameux avocat pour parvenir plus facilement à faire réussir l'affaire au contentement de Sadite Majesté , qui connaîtra que Monsieur de Soissons n'a autre désir que de lui plairex. Et pour moi , ce sera toujours ma passion que vous me fassiez la faveur de me croire pour jamais , Monsieur , votre très humble et très obéissant serviteur .

L'argentier.

A Paris , ce 22 août i65i.

Suscription : A M oflsieur M onsieur Vincent , général des prêtres de la Mission , à S aint-Lazar e .

Lettre 3323. — Jean Broutel, op. cil t. I, p. 12, et t. III, p. i656.

1. L’union des deux abbayes se fit en 1657, après la mort de Simon Le Gras, évêque de Soissons, qui avait tout mis en oeuvre pour l’em pêcher.

Page 1