‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 38 sur 314 · Voir note · texte numérisé non relu

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2. Claire-Marie Amaury commença à ressentir les troubles ici décrits en 1622, alors qu’elle était au premier monastère de Paris, resta dans cet état pendant sept mois et fut guérie le 3o janvier 1623. {Année Sainte , t. X, p. 225.) Du premier monastère elle passa au second, où elle était quand saint Vincent faisait ce récit.

Or, la Révérende Mère supérieure l’ayant fait voir à des prélats et à des pères de religion et autres personnes entendues aux choses intérieures, et, par leur avis, l’ayant même fait voir à des médecins, par l’ordonnance desquels elle lui ht user de quantité de remèdes, et le tout en vain, enfin cette bonne Mère, pleine de confiance que, si elle lui appliquait un peu du rochet du bienheureux évêque de Genève3, elle en guérirait, ht, en effet, cette application; d’où la guérison suivit peu de jours après en un instant; en sorte que l’esprit, qui était ainsi troublé, devint tout à coup tranquille; le corps, qui était affaibli, reprit ses forces; comme aussi l'appétit et le sommeil qu’elle avait perdus, lui revinrent, et tout cela se ht en un moment; tellement qu’elle a toujours ou depuis l’esiprit aussi bon et aussi fort, et le corps à proportion, comme si elle n’avait eu aucun mal par le passé, dont il n’a rien paru depuis. Elle s’est trouvée en tel état, qu’elle a exercé avec bénédiction les principales charges du monastère et est encore aujourd’hui maîtresse des novices.

Or, ce qui me fait croire que cette guérison est miraculeuse et qu’elle s’est ensuivie de l’application du rochet du bienheureux évêque de Genève, c’est que les remèdes humains ne lui ont de rien servi ; que son mal augmenta après l’ application du rochet, ce qui arrive ordinairement aux guérisons miraculeuses; qu’elle a été guérie en un instant, selon la parfaite confiance de la Mère supérieure; et qu’elle-même croit aussi certainement comme si elle le voyait ou le touchait, que Notre- Seigneur lui a fait cette miséricorde par les mérites de ce bienheureux évêque et par l’application de ce sien rochet. Ce que j’atteste pour avoir parlé à la religieuse

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