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Interrogé quels sont ces derniers rapports

A dit que c’était que ledit sieur de Langres avait acheté son évêché, ou son père pour lui... 5

77. — - Interrogé s’il ne s’est pas logé près les Chartreux, afin de visiter les religieuses du Port-Royal plussouvent ;

A dit qu’il ne sortit de la maison du Cloître-Notre- Dame que par force et qu’il fit tout ce qu’il put pour se loger en une autre maison du Cloître, et ne pouvant en

5. En note : « Cette réponse est embarrassée, et M. de Saint-Cyran le fit exprès. On en verra la raison dans une lettre qui est après cet interrogatoire. Au reste, il y a tout lieu de croire que quelqu'un des quatre avis que M. de Saint-Cyran donna à M. de Langres, lorsqu’il fut malade, regardait la manière dont il était entré dans l’épiscopat. Le prélat les reçut fort bien, et, lorsqu'il fut guéri de sa maladie, il écrivit à M. de Saint-Cyran pour quitter son évêché. Cet abbé, ne voulant pas se mêler de cette affaire, ne lui fit point réponse; ce qui fâcha M. de Langres, qui lui écrivit une seconde fois et lui donna avis qu’il voulait traiter avec M. Olier. M. de Saint-Cyran entremit M. Vincent dans cette affaire. »

iop —

trouver, pria M. Vincent de lui prêter quelque chambre dans le collège des Bons-Enfants pour y passer 1 hiver, ce que ledit sieur Vincent n ayant pu lui accorder, il fut contraint de se laisser aller, à la prière deM. de Marcheville, de prendre la moitié de son logis, sis près les Chartreux, que M. d’Igou avait laisse vide.

go. — Interrogé comment il connaissait la supérieure de la Visitation de Poitiers, la Mère Anne de Lage;

A dit qu’ayant été prié à Pans par Mademoiselle d’Abain, fondatrice de ladite maison, de traiter avec les Filles de la Visitation de Paris de la fondation qu’elle prétendait faire à Poitiers- de l’une de leurs maisons, ne pouvant leur refuser cet office, pour les obligations qu’il a à M. de Poitiers, il pria M. Vincent de le faire; ce que ledit sieur Vincent fit.

go. — Interrogé comment et pourquoi M. Vincent a abandonné le répondant, ainsi qu’il dit en ladite lettre par lui écrite audut sieur Vincent, dans la « persécution » que ledit répondant dit avoir endurée;

A dit que ledit sieur Vincent l’a fait par timidité, craignant d’offenser beaucoup de gens de condition, ennemis de lui répondant, comme ledit répondant croit.

g i . — Interrogé quel est le « soulèvement de la triple cabale » qu’il dit avoir été faite contre lui répondant;

A dit qu’il entend la cabale de l’abbé de Prières, qui a engagé plusieurs religieux et autres en son parti; la seconde, de M. de Langres, avec Madame de Pont- Carré, demeurant à Port-Royal; la troisième est celle des Pères Jésuites et de quelques-uns de l’Oratoire qui ont pris part aux bruits qu’on a fait courir contre lui répondant touchant les maximes susdites. Et dit, sur ce enquis, que lesdits sieurs de Langres et abbé de Prières avaient d’abord leur cabale séparément, mais que, depuis, ils se sont joints ensemble, et que, pour les Jésuites, ils ont agi plus secrètement, en sorte néanmoins qu’ils

* ont plus nui au répondant que les autres, sans qu’il leur en ait jamais donné aucun sujet. Au contraire, sans alléguer maintenant les autres services qu’il leur a rendus, il a toujours refusé de donner à plusieurs le titre du grand prieuré dépendant de l’abbaye de Saint-Cyran, à cause que lesdits Pères, Jésuites en jouissaient depuis vingt ans, ou environ.

92. — Interrogé s’il n’est pas vrai que ledit sieur Vincent lui alla parler de ces maximes et pratiques contraires à l’Eglise dont est fait mention ci-dessus, attendu que le répondant, par la susdite lettre, mande audit sieur Vincent qu’il a pris sujet du soulèvement fait contre lui répondant, et qu’il s’est joint aux autres pour l’ accabler, ajoutant cela aux excès des autres, qu’il a entrepris de lui venir dire à lui répondant en son propre logis ce que nul des autres n’avait osé faire. Et derechef interpellé de nous dire si cela ne s’entend pas desdites maximes et pratiques ;

A dit qu’il le semble ainsi, mais que pourtant il en est autre chose, et qu’il veut que ledit sieur Vincent lui ait dit les mêmes choses, et que, pour cela, il ne souscrit autre chose, sinon qu’il les a apprises par le bruit de ladite cabale et de ceux qui faisaient cette persécution contre lui répondant.

94- — Interrogé quel est « cet excellent évêque de la maison » duquel il dit écrire audit sieur Vincent;

A dit que c’est M. de Poitiers et qu’il écrivit ladite lettre à Dissay, sa maison des champs, à trois lieues de Poitiers.

95- — * Interrogé pourquoi ladite lettre est datée de Paris ;

A dit que c’est par méprise et qu’il l’a écrite de Dissay.

9^- Interroge pourquoi ladite lettre n’est point fermée, ni ne paraît l’avoir été;

A dit qu’elle fut couverte d’une enveloppe.

gy, — Interrogé par qui il a fait tenir cette lettre

à M. Vincent;

A dit que ce fut par l’adresse de la Mère Anne de Lage, supérieure de la Visitation de Poitiers, à qui il envoya ladite lettre, pour la faire tenir audit sieur Vincent, lequel elle connaît très particulièrement, a cause qu’il est visiteur de la maison de Paris.

o8. — Interrogé ce qu’il entend par la « réparation copieuse » qu’il dit lui avoir ete « faute par Madame de Longueville, un mors avant la mort de ladite dame, devant une personne de nom qui en gouverne plusieurs autres » et qu’il dit « n’être pas inconnue » audit sieur

Viincent ;

A dit que ladite dame de Longueville a été longtemps offensée contre lui, à cause de la sortie de la demoiselle de Chamesson de la maison du Saint-Sacrement, avec laquelle demoiselle ladite dame avait une particulière fréquentation et croyait, aussi bien que ledit sieur de Langres, que lui Sarnt-Cyran était auteur de cette sortie; ce qui lui fit croire facilement les mauvais rapports que ledit sieur de Langres lui fit de la doctrine de lui Saint- Cyran, et alla donner avis a M. Desclaux, chez M. de Laubardemont, qu’il y avait un grand désordre en la maison du Saint-Sacrement, cause par lui Saint- Cyran, qui tenait les filles six mois sans les confesser, ou ordonner qu elles fussent a d autres; a quoi ledit sieur Desclaux répondit que lui sieur Desclaux les avait confessées presque toutes les semâmes. Ce que ladite dame disait audit sieur Desclaux, afin que Son Eminence en fût informée; et dit le répondant qu’i'l allait toutes les semaines confesser lesdites religieuses. Et ladite dame de Longueville, un peu avant sa mort, dit à l’abbesse de Maubuisson qu’on avait fait courir beaucoup de

faux bruits contre lui Saint-Cyran, mais qu’elle reconnaissait qu’ils n’étaient pas véritables.

99. — Interrogé s’il n’a jamais été longtemps sans confesser ou faire confesser les religieuses tant du Saint-Sacrement que du Port-Royal;

A dit que non et qu’il les a confessées toutes les semaines; et pour celles qui ont voulu renouveler une fois toute leur vie et passer un temps en pénitence pour mieux satisfaire à Dieu, il a eu un grand soin de les voir plusieurs fois la semaine, dans le temps du délai de l’ absolution dont il est parlé ci-dessus, pour mieux reconnaître le progrès qu’elles faisaient, ou comment elles employaient ce temps-là.

101. — Interrogé combien de temps pour le plus il a différé l’absolution;

A dit, comme auparavant, que, quant à lui, il a été toujours prêt de donner l’absolution et qu’il se souvient que quelques religieuses, comme sœur Marie-Angélique et autres, sont demeurées quelquefois trois ou quatre mois sans Ia recevoir et sans communier, quoique lui répondant ait fait beaucoup de voyages pour les presser.

103. — Interrogé quelles sont ces « opinions » qu’il dit par ladite lettre devoir « faire passer et autoriser par les suffrages des prélats qui hantent chez ledit sieur Vincent, lorsqu’il plaira » audit sieur Vincent « de leur en parler à loisir » ;

A dit qu’il a parlé un peu hardiment, parce qu’il fait profession de n’avoir point d’autres opinions que celles qui se trouvent dans la succession de la doctrine apostolique et qu’il a dit auparavant audit sieur Vincent de lui faire reconnaître par le témoignage de ses yeux, sans qu il soit besoin d’employer des preuves artififcielles, parce que ces opinions ou vérités sont toutes contenujes dans les registres de l’Eglise, qui sont les Ecritures, les Pères et les conciles.

i o4. — Interrogé si quelques-unes de ses opinions sont différentes des opinions communément reçues dans l’Eglise;

A dit que non.

105. — Interrogé s’il croit qu’entre les opinions et pratiques qui sont communément reçues maintenant en l’Eglise, il y en a quelques-unes qui ne soient conformes à l’Ecriture ou aux saints conciles et saints Pères; de sorte que ceux qui les suivent encourent le reproche qui a été dit ci-dessus, savoir qu’ils ont pondus et pondus ;

A dit que non et qu’il y a deux sortes d’opinions et pratiques, les unes que l’Eglise tolère, et les autres qu’elle approuve; et, ce dit, qu’il tolérait tout ce qu’elle tolère et approuvait tout ce qu’elle approuve.

106. — Interrogé, si ces opinions ne sont point autres que les communes, pourquoi il écrit audit sieur Vincent qu’il fera passer et autoriser du suffrage desdits prélats toutes ses opinions, lorsqu’il plaira audit répondant leur en parler à loisir, et pourquoi ledit sieur Vincent l’a été trouver pour l’avertir de ces opinions, si elles étaient communes;

A dit que ledit sieur Vincent lui» a parlé fort innocemment de ces choses-là et plutôt pour lui alléguer quelques raisons de la plainte que lui répondant lui faisait de l’avoir abandonné, que pour aucun mauvais traitement qu’il eût du répondant, et que ledit sieur Vincent lui a peut-être bien reproché ses opinions, mais que cela ne prouve autre chose, sinon qu’icelui sieur Vincent les a apprises des ennemis dudit répondant.

107. — Interrogé quel est le « bon office » que le répondant dit avoir « voulu rendre à la maison de M. Vincent » et lequel M. Vincent n’a voulu recevoir, et même a cru que c'était rendre un bon office à sadite maison que de ne recevoir point celui que ledit sieur Saint- Cyran voulait lui rendre;

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