‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 110 sur 500 · A MONSIEUR GOLLETOT · texte numérisé non relu

A MONSIEUR GOLLETOT

Monsieur,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

La confrérie de la Charité dont je vous ai envoyé le règlement n’est point pour assister les malades de la contagion. Il y a quelques endroits là où les servantes des pauvres, c’est-à-dire ces honnêtes femmes qui sont de la Chanté, se sont proposé non d’aller visiter lesdits malades de la contagion, mais bien de leur apporter des vivres, ou de leur apporter en quelque endroit, de telle distance du lieu où ces pauvres gens se sont retirés qu’elles ne soient en danger de prendre le mal. Cela s’entend aux lieux où il n’y a point ordre pour lesdits pauvres pestiférés. Mais pour ladite confrérie, elle n’est point directement pour lesdits pestiférés, ainsi indirectement seulement. Que si l’on est affligé en votre paroisse de cette maladie, il faudrait que J a Charité députât quelque pauvre bonne femme ou quelque bon homme, qu’il apportât lesdits vivres sans que les servantes des pauvres y aillent chacune son jour, comme les autres malades.

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