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2. Les religieux de Saint-Victor avaient produit une première requête le 17 décembre 1631 pour empêcher le contrat d’union. Ils en présentèrent une seconde le 13 mai 1632 pour le faire casser. Malgré l’appui que leur prêtèrent l’abbé de Quincy et les curés de Paris et de la banlieue, ils ne purent obtenir gain de cause. Le Parlement décida, le 21 août, qu’il verrait le concordat, et le 7 septembre il en ordonna l’enregistrement, tout en exigeant des prêtres de la Mission qu’ils se retirassent « par devers le sieur archevêque de Paris pour obtenir lettres d’établissement à perpétuité en ladite maison de Saint- Lazare ». (Arch. Nat. M 212, liasse n° 4.)

i] s’agit II en sera ce qu’il plaira à Notre-Seigneur, qui sait en vérité que sa bonté m’a rendu autant indifférent en cette occasion qu’en aucun autre affaire que j’aie jamais eu. Aidez-moi à l’en remercier, s’il vous plaît.

Il vaut donc mieux en user ainsi que vous me mandez, Mademoiselle, et différer pour ne rien hasarder. Que si entre ci et mon retour vous trouvez quelque personne affidée, faites ; sinon, différez * 1 ; Notre-Seigneur y pourvoira, surtout si vous vous aimez bien aux pieds de la croix, où vous vous trouvez à présent et qui est la meilleure place que vous puissiez avoir en ce monde. Aimezvous-y donc, Mademoiselle, et ne craignez rien. Ne nous oubliez pas en vos prières et j’aurai soin de vous recommander à nos bonnes gens des champs.

Suscrifition : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

[Avant i634 L]

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour

Ce billet sera à trois fins : pour vous donner le bon

Lettre 103. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

i. On peut, avec les biographes de Louise de Marillac, interpréter ces mots de démarches qu’elle désirait faire pour la délivrance soit de Michel de Marillac, ancien garde des sceaux, soit du maréchal Louis de Marillac.

Lettre 104. — L. a. — Copie du xvne ou du xvine siècle à l’hôpital de Pernambuco (Brésil).

i. Tout porte à croire que la lettre a précédé l’institution des Filles de la Charité. L’insistance que met le saint à parler de saint Joseph n’indiquerait-elle pas qu’il l’écrivit le 19 mars ?

jour, pour vous remercier de ce tant beau et agréable parement que votre charité nous a envoyé, lequel me pensa ravir hier le cœur d’aise, voyant le vôtre là dedans, et cela tout à coup entrant dans la chapelle, ne sachant pas qu’il y fût ; et cette aise dura hier et dure encore avec une tendresse inexplicable, laquelle opère en moi plusieurs pensées, lesquelles, si Dieu l’a agréable, je vous pourrai dire, me contentant cependant de vous dire que je prie Dieu qu’il embellisse votre âme de son parfait et divin amour, pendant que vous embellissez ainsi sa maison de tant de beaux parements.

La troisième ân est la prière que je vous fais de ne point aller aujourd’hui aux pauvres, et qu’ ainsi vous honorerez le non- faire du Fils de Dieu et celui de saint Joseph, lequel, ayant la puissance du ciel et de la terre en sa conduite et sous son pouvoir, a voulu néanmoins paraître sans pouvoir. Envoyez-y Madame Richard. Peut-être que Dieu lui communiquera là quelque grâce dont elle a besoin, et à vous celle de quelque degré d’humilité, de compassion des infirmes ou de connaissance de vous-même, l’impuissance que vous avez de tendre à ce que votre ferveur vous fait prétendre.

Enfin vous y gagnerez, si vous le faites, pource que Notre-Seigneur le veut ainsi, en l’amour duquel et celui de sa sainte Mère et de saint Joseph, je suis votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

[Mai i632 E]

Mademoiselle,

Ce que vous me mandez de M. le maréchal de Maril-

Lettre 105. — Manuscrit Saint-Paul, p. 74.

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