‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 127 sur 500 · GEORGES · texte numérisé non relu

GEORGES

Mademoiselle,

Votre lettre du 27 m’a été donnée céans ; à même temps j’ai écrit à M. Pavillon pour le prier de vous aller voir et lui ai envoyé votre lettre. Il ne m’a point fait réponse. Dès que je l’aurai, je [la] vous enverrai ; sinon, M. [Soufliers] h qui a été assez goûté au catéchisme qu’il a fait à Villeneuve. Aussi bien M. de la Salle n’est-il pas

Je ne doutais point certes que vous ne trouviez très grande difficulté au rétablissement de la Charité, et plus que vous ne m’en dites ; mais béni soit Dieu de ce qu’il y a quelque sujet d’espérer que vous la rétablirez !

Quant aux difficultés que vous me mandez, je trouve bon que vous en usiez ainsi que vous me mandez.

Mademoiselle Poulaillon m’a dit qu’elle espère aller

Lettre 110. — Manuscrit Saint-Paul, p. 29.

1. Le copiste a écrit Soudier ; mais c’est là une distraction manifeste, car les deux frères Le Soudier n’entrèrent dans la congrégation de la Mission qu’en 1638. ■ — François Soudiers, né à Montmirail en 1606, reçu aux Bons-Enfants en août 1629, ordonné prêtre en septembre 1631, fut supérieur à Notre-Dame de la Rose de 1642 à 1644. Saint Vincent recommandait d’imiter sa manière de traiter avec les hérétiques.

coucher chez vous samedi, et j’ai écrit à Madame Goussault que l’on faisait état en cette ville qu’elle ira voir la maîtresse d’école de Villeneuve dimanche aprèsdîner. O Dieu ! quelle bonne petite compagnie ! Je prie Notre-Seigneur qu’il lie vos cœurs en un, qui soit le sien, et qu’il vous fortifie dans vos travaux.

De Paris, ce 7 juillet 1632.

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