GEORGES
De Saint-Lazare, ce 10 juillet 1632.
Mademoiselle,
Béni soit Dieu, Mademoiselle, de ce que vous vous portez bien parmi tant de travail et de ce qu’il a béni votre emploi ! Je pense bien voirement qu’il serait à propos d’établir à Villeneuve une maîtresse d’école ; mais où la prendrons-nous ? Germaine ne serait pas fâchée d’y aller, à ce que je juge par une lettre que m’a écrite M. Belin ; mais quel moyen de la retirer de Villepreux, si l’on n’y met quelque autre ? Et puis, où prendrons-nous celle-là ? Certes, je n’y vois point de moyen, surtout dans le peu de temps que vous avez pour voir Mademoiselle d’Attichy. Quand vous serez de deçà, l’on y avisera ; ce qui pourra être l’un des jours de la semaine prochaine ; s’il vous plaît, cependant, vous ferez espérer aux mères de vos écolières que vous leur enverrez une maîtresse le plus tôt que vous pourrez, ou que vous les irez voir et conférer du moyen de loger la maîtresse et de l’entretenir. Nous vous attendrons donc pendant ce temps-là.
Informez-vous, je vous en supplie, comme va la Cha-
Lettre 111. — Manuscrit Saint-Paul, p. 31.
rite de Crosnes à C’est un petit village éloigné de [Villeneuve] 2 comme de la porte Saint-Victor à Notre-Dame ou environ. Si vous aviez une monture pour y aller, vous n’y perdriez pas le temps.