‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 134 sur 500 · Même remarque qu’à la lettre 99, note r · texte numérisé non relu

Même remarque qu’à la lettre 99, note r

Un mien intime ami ayant une affaire dont M. de Villenosse est commissaire, mon coeur n’a pu lui celer que j’espérais lui pouvoir rendre quelque service par votre faveur. Je vous supplie très humblement, Mademoiselle, de me faire celle de vous employer pour cela et de lui présenter le papier ci-inclus avec votre recommandation. La vertu fort notable de la personne, son besoin et votre charité pour moi me donnent la confiance de vous en importuner ; et le sujet de confusion que j’ai de vous importuner me fera plus considéré et réservé une autre fois pour ne le pas faire, à la charge que vous ne prendrez point la peine de venir céans et que vous ne m’épargnerez point en ce que vous me jugerez digne de vous servir, qui suis, en l’amour de Jésus et de sa sainte Mère, Mademoiselle, votre...

L’affaire se doit juger demain. Je vous supplie, Mademoiselle, de l’avoir pour recommandé aujourd’hui.

Mademoiselle,

La charité vers ces pauvres forçats est d’un mérite incomparable devant Dieu. Vous avez bien fait de les assister et vous ferez bien de continuer en la manière que vous le pourrez, jusqu’à ce que j’aie le bien de vous voir, qui sera dans deux ou trois jours. Pensez un peu si votre Charité de Saint-Nicolas s’en voudrait charger, au moins pour quelque temps ; vous les aideriez de l’argent qui vous reste. Mais quoi ! cela est difficile, et c’est ce qui me fait jeter cette pensée en votre esprit à l’aventure * 1 2.

Lettre 115. — Abelly, op. cit.> t. I, chap. xxviii, début, p. 128.

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