A UN PRÊTRE DE LA MISSION
O Monsieur, que nous sommes heureux de ce que nous honorons la parenté pauvre de Notre-Seigneur par la nôtre pauvre et chétive ! Je disais avec consolation, ces jours passés, en prêchant en une communauté, que je suis le fils d’un pauvre laboureur, et en une autre compagnie, que j’ai gardé les pourceaux. Croiriez-vous bien, Monsieur, que je crains d'en avoir de la vaine satisfaction, à cause de la peine que la nature en souffre ? Il est vrai que le diable est bien fin et rusé ; mais certes celui-là l’est encore plus que lui qui se tient honoré de la pauvre condition de l’Enfant de Bethléem et de celle de ses saints parents.
Lettre 145.
Abelly o-p. cit., t. III, chap. xix, p. 289.