‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 17 sur 500 · Achmet Ier, fils et successeur de Mohammed III · texte numérisé non relu

Achmet Ier, fils et successeur de Mohammed III

24. Nom donné à ceux qui attribuent à Dieu une figure humaine. Il a paru étrange à Martin de Barcos ( Réplique à V écrit que M. Abelly , ancien évêque de Podez, a -publié pour défendre son livre de la vie de M. Vincent, 1669, in-40, p. 13) que saint Vincent ait fait ici mention des opinions théologiques de son maître, et il a supposé qu’ Abelly avait mal lu l’original. Il est possible qu’après coup Abelly ait eu des doutes, car, dans sa seconde édition, le mot anthropomorphite est omis.

25. François Savary, seigneur de Brèves, ambassadeur à Constantinople de 1589 à 1607 et à Rome de 1607 à 1615, gouverneur de

et expresses patentes du Grand Turc, pour recouvrer les esclaves chrétiens.

Un renégat 2(5 de Nice, en Savoie, ennemi de nature, m’acheta et m’en emmena en son temat 27 ; ainsi s’ap-

le bien que l’on tient comme métayer du Grand

Seigneur, car le peuple n’a rien ; tout est au sultan. Le temat de celui-ci était dans la montagne, où le pays est extrêmement chaud et désert. L’une des trois femmes qu’il avait (comme grecque-chrétienne, mais schismatique) avait un bel esprit et m’affectionnait fort ; et plus à la fin, une naturellement turque, qui servit d’instrument à l’ immense miséricorde de Dieu pour retirer son mari de l’apostasie et le remettre au giron de l’Eglise, ht me délivrer de mon esclavage. Curieuse quelle était de savoir notre façon de vivre, elle me venait voir tous les jours aux champs où je fossoyais,

Gaston, frère de Louis XIII, premier écuyer de la reine et membre du conseil des dépêches, un des négociateurs les plus habiles du règne d’Henri IV, mort en 1628, à l’âge de soixante-huit ans.

Savary de Brèves débarqua à Tunis le 17 juin 1606. 11 avait ordre de demander l’élargissement de tous les esclaves français, la restitution des marchandises et des navires pris par les pirates, enfin l’abolition du droit de visite. Au mois d’août, après de longs pourparlers, les Tunisiens s’engagèrent à ne plus troubler le trafic des négociants français et à restituer au consul tout ce que les corsaires enlèveraient à la France. L’ambassadeur repartit le 24 août, accompagné de soixante-dome esclaves. Il n’avait obtenu que des promesses restées vaines et la libération de quelques captifs. (Relation des voyages de Monsieur de Brèves tant en Grèce , Terre Sainte et Egypte qu'aux royaumes de Tunis et d'Alger , ensemble un traité fait l'an 1604. par Jacques de Castel, son secrétaire, Paris, 1628, in-40.)

26. Les renégats étaient nombreux. Ils se recrutaient soit parmi les esclaves, soit parmi les étrangers venus d’eux-mêmes en Barbarie pour se soustraire à leurs créanciers. Ceux qui embrassaient l’Islam étaient, de par la loi musulmane, quittes de toutes dettes. Les esclaves convertis à la religion de Mahomet avaient plus de liberté que les autres et étaient soumis à des traitements moins rigoureux. Les capitaines les plus redoutés dont parle l’histoire de la piraterie barbaresque, étaient presque tous des renégats. Une fois leur fortune faite, ils en jouissaient paisiblement dans de somptueux palais.

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