‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 172 sur 500 · Ce mot est évidemment le résultat d’une distraction · texte numérisé non relu

Ce mot est évidemment le résultat d’une distraction

non plus comme une personne particulière, ains comme à la conservation de laquelle plusieurs ont part.

Voici le huitième jour de notre petite retraite ; j’espère aller au dixième, Dieu aidant.

Je pense que votre bon ange a fait ce que vous me mandez par celle que vous m’écrivîtes. Il y a quatre ou cinq jours qu’il a communiqué avec le mien touchant la Charité de vos hiles ; car il est vrai qu’il m’en a suggéré souvent le ressouvenir et que j’ai pensé sérieusement à ce bon œuvre ; nous en parlerons, Dieu aidant, vendredi ou samedi, si vous ne me mandez plus tôt.

Quant à cette bonne hile de Beauvais, ne l’envoyez pas jeudi, s’il vous plaît. Serait-elle propre pour enseigner les petites hiles des villages ? C’est de quoi vous aurez principalement besoin. Notre-Seigneur, sur les pas de la Providence duquel vous marchez, sera luimême celui qui y pourvoira. Il faut lui en laisser le soin et demeurer en paix.

Avez-vous vu quelque médecin ? Vous plaît-il point que je vous envoie le nôtre ? Disposez de nous.

Je suis, en l’amour de Notre-Seigneur, Mademoiselle, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

Ce mardi, à 2 heures.

[Septembre ou octobre 1633 L]

La grâce de Jésus-Christ soit avec vous pour jamais ! L’on me l’avait bien dit que vous ne feriez rien à pré-

Lettre 152. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original. 1. Cette lettre est du temps des vendanges et semble assez proche du jour (29 novembre 1633) où Louise de Marillac retint auprès

sent en ces quartiers de Villeneuve 2 pendant ce temps de vendange. Oh bien ! vous y irez au temps marqué, s’il vous plaît. Si cependant vous désiriez aller au bois de Vincennes, il en est bien besoin ; mais quoi ! ces bonnes femmes seront encore empêchées. Je pense qu’il sera bon que vous différiez encore un peu.

Il faut voirement se voir avant que d’arrêter les hiles ; et cela ne se peut que vers la hn de la semaine ; renvoyez-les cependant, s’il vous plaît, pour d’ici à douze ou quinze jours, auquel temps vous les avertirez par l’écolier. Il sera bon cependant de leur faire connaître qu’il faut être dans l’esprit d’indifférence. Mais quoi ! il faut les dresser à la connaissance des solides vertus avant que de les employer.

L’on m’ôte la plume de la main. Voilà un bon abbé qui me demande. Cela me fait finir par le remerciement du soin que vous avez de ma santé, en vous assurant que je l’aurai tel que vous désirez.

Bon jour, Mademoiselle. Je suis v. s.

Vous ne me mandez pas l’état de votre santé, qu’on m’a dit un peu altérée. Ayez-en soin, s’il vous plaît.

Suscrifttion : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

[Vers 1633 * 1.]

Voici cette bonne hile que Madame la présidente

d’elle à Saint-Nicolas un certain nombre de filles avant de les employer, pour « les dresser à la connaissance des solides vertus ». 2. Villeneuve-Saint-Georges.

Lettre 153. — Manuscrit Saint-Paul, p. 73.

1. Cette lettre semble antérieure à l’institution des Filles de la

Charité.

Goussault a été d’avis qu’on vous envoie 2. Je vous supplie d’avoir agréable de la faire voir par quelqu’un pour l’instruire. Monsieur Compaing 3 vous pourra bailler quelque ecclésiastique pour cela ; ou bien, si besoin est, Monsieur Véron 4 prendra bien la peine de lui parler. J’espère que ce sera une bonne bile et qu’elle se portera au bien.

Madame la présidente vous donne le bonjour, et [moi je] suis, en l’amour de Notre-Seigneur...

Page 1