‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 175 sur 500 · I. Même remarque qu’à la lettre 106, note I · texte numérisé non relu

I. Même remarque qu’à la lettre 106, note I

Je viens d’apprendre que vous êtes un peu indisposée, dont je suis un peu en peine, et vous prie de faire [votre] possible pour vous guérir pour son service, et vous remercie très humblement de tant de soin et de charité que vous exercez en mon endroit, de votre si bon pain, de vos confitures, de vos pommes et de ce que je viens tout maintenant d’apprendre que vous me venez d’envoyer. Oh ! certes, Mademoiselle, c’est trop. Dieu sait de quel cœur je les reçois ; mais aussi c’est toujours en vue que je crains que vous vous ôtiez à vous-même le nécessaire pour faire ainsi charité. Au nom de Dieu, ne le faites plus.

Je suis sorti aujourd’hui et ne m’en trouve pas plus mal ; et demain; il sera besoin que j’aille jusques à Saint- Lazare 2. J’avoue que j’ai un peu bien travaillé ces jours ici ; mais m’en voilà dehors, Dieu merci.

Voilà notre dépêche partie pour Rome ; et pource qu’il nous reste à travailler à quelques choses moins pressées, je pourrai venir demain coucher céans et m’y tenir quelques jours ; et alors nous aurons plus de loisir de traiter avec vous. Je me réservais à vous voir demain céans à la messe ; mais votre rhume requérant que vous gardiez la chambre, je vous prie de n’en point bouger ; nous nous verrons au retour. Si je ne vous vois demain chez vous au matin devant partir, ce sera pour pratiquer la petite règle des missionnaires avec les personnes de la Charité3. Que si néanmoins vous le désirez, vous n’avez qu’à le dire, si par aventure vous êtes indisposée.

Je n’ai point parlé à Madame la garde des sceaux 4 ;

2. Saint Vincent était au collège des Bons-Enfants depuis quelques jours.

3. Saint Vincent avait fait une règle à ses missionnaires de n’aller voir les filles et les dames de la Charité que s’il y avait nécessité ou utilité.

4. Pierre Séguier avait reçu les sceaux le 28 février 1633. Sa femme Madeleine Fabri, née le 22 novembre 1597, mourut à Paris le

j’ai jugé qu’il vaut mieux que ce soit Madame la présidente Goussault ou Madame Poulaillon, auxquelles j’en parlerai. Je vous souhaite cependant le bon soir et suis, en l’amour de Notre- Seigneur, v. s.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

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