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Probablement la présidente de la Charité

5. Louise de Bourbon, sœur du dernier comte de Soissons, épouse

Madame de Liancourt* * 6. Vous direz, s’il vous plaît, à madite dame qu’il n’a pu tirer autre raison de cette bonne femme sinon qu’elle fera tout ce qu’on voudra, pourvu qu’elle ait liberté, et qu’elle ne retombera plus au mal. Et, pour le regard des enfermés, ledit sieur de la Salle juge que jamais elle n’y entendra.

Je salue très humblement madite dame et suis son serviteur.

J’ai reçu la lettre et les clefs que Madame de Longueville m’a envoyées.

Quant à la peine que vous avez eue, que vous me marquez vers la fin de votre lettre, nous en parlerons.

Je salue Mademoiselle Poulaillon.

Madame la présidente Goussault est de retour depuis deux jours.

Te suis v. s.

à Liancourt.

de Henri II, duc de Longueville. Elle mourut le 9 septembre 1637,

laissant une fille, Marie d’Orléans, demoiselle de Longueville.

6. Jeanne de Schomberg, fille du maréchal Henri de Schomberg, épouse de Roger de Liancourt du Plessis, avait de la piété et des talents. On a d’elle un opuscule intitulé Règlement donné par une dame d,e haute qualité à Madame *** (la princesse de Marsillac), sa petite-fille, édité par l’abbé Jean-Jacques Boileau, Paris, 1698, in-12. Le château de Liancourt était renommé pour la beauté de ses jardins et ses admirables jets d’eau. C’était une demeure vraiment princière, que connaissait toute la haute société. Madame de Liancourt y reçut plus d’une fois Louise de Marillac, qu’elle appelait sa chère amie. Elle l’aida puissamment dans ses oeuvres de charité, seconda le zèle d’Adrien Bourdoise et prit sous sa protection les Filles de la Providence. Pascal, Arnauld, et Le Maistre de Sacy finirent par la gagner complètement au jansénisme elle et son mari. Elle mourut au château de Liancourt le 14 juin 1674, âgée de soixante-quatorze ans. L’abbé Boileau a écrit sa vie en tête de l’opuscule mentionné cidessus. O11 trouve aussi sa notice dans l’ouvrage janséniste de l’abbé Leclerc, Vies intéressantes et édifiantes de religieuses du Tort- Royal et de plusieurs personnes qui leur étaient attachées , 1750-1752, 4 vol. in-12, t. I, p. 41 1 et suiv.

Béni soit Dieu, Mademoiselle, de la bénédiction qu’il vous a donnée à Beauvais et à Bulles, et plaise à sa bonté la continuer où vous êtes.

La proposition de l’établissement de la Charité me paraît bien ; mais je crains bien que la maison ne la ruine 2. Les sœurs de la Charité se déchargeront dans peu du soin d’aller trouver les malades chez eux et se contenteront d’apporter l’ordinaire à l’Hôtel-Dieu, et les gardes des malades y contribueront pour se décharger de la même peine ; de sorte que les unes et les autrescontribuant à ce désordre, il arrivera bientôt. L’expérience que nous en avons à Joigny me le fait craindre avec sujet. Ce qui se peut, quant à présent, est de faire rétablissement et de travailler à avoir des filles. J’approuverais que vous laissassiez Marie pour commencer, n’était le besoin que vous en avez. Si Madame 3 vous pouvait donner quelque personne propre pour cela, ou Mademoiselle Pavillon, vous la pourriez laisser et dresser ici celles que Madame vous pourra donner, ou la sœur de l’écolier que les gardes des malades de Saint-Nicolas entretiennent, qui m’est venue voir et s’est offerte à venir toutes fois et quantes qu’on voudra. Elle me paraît bonne hile. Je vous enverrai Monsieur de la Salle, qui pourra arriver à Liancourt samedi au soir ou dimanche matin. Vous verrez cependant, avec Madame, se qui sera pour le mieux ; mais il ne faut pas ou-

Lettre 173. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

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