Augustin Potier, évêque de Beauvais
Ayez bien soin de votre santé et n’épargne2 rien pour vous nourrir pendant votre grand travail ; j’ai toujours opinion que vous ne vous nourrissez pas assez.
Je vous supplie de saluer très affectionnément, de ina part, la bonne Mademoiselle du Coudray et toutes les bonnes sœurs de la Charité de Bulles, sans oublier la bonne Mademoiselle Toinette, à Clermont, si le loisir vous permet de la voir.
Je suis bien étonné, Mademoiselle, de ce que vous n’avez reçu deux de mes lettres, dont j’ai baillé l’une à M. le théologal de Beauvais, et je lui ai envoyé l’autre, pour les vous bailler en main propre. Or, il m’a mandé qu’il vous avait envoyé la première, et pour la seconde, que vous étiez déjà partie pour Bulles * 2 et qu’il tâcherait de la vous faire tenir. Certes, je ne me puis empêcher de penser je ne sais quoi. Oh bien ! cela n’est rien, il faut acquiescer à tous les rencontres de la Providence.
Pour Gournay 3, si Madame la présidente 4 y est, ce que je ne sais pas, ni ne le puis savoir, il est trop tard d’y envoyer. Je dis donc qu’au cas qu’elle y soit, qu’il lui faudra deux jours pour le moins. Donnez-lui-en autant que vous trouverez bon, s’il vous plaît.
Monsieur de la Salle n vu la femme que Madame de Longueville 5 a fait enfermer à Creil selon le désir de
Lettre 172. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original. 1 Voir lettre 168, note i.