Les dames de l’Hôtel-Dieu
diction particulière de Dieu, et non seulement à Paris, mais aussi aux villages ; et c’est pour cette confrérie de la Charité que Mademoiselle Aubry de Vitry vous demande des indulgences, c’est-à-dire pour les femmes qui sont du corps de la confrérie et pour ceux qui ont soin des aumônes.
Or sus, Monsieur, voilà une longue lettre ; mais quoi ! il n’y a pas de moyen que j’aie quitté la plume plus tôt, tant je me console en vous parlant.
Et il faut que je vous prie encore de nous apporter cinq ou six livres semblables aux trois premiers que vous nous avez envoyés touchant les paroisses de la congrégation des prêtres de l’Assomption de Notre-Dame dans les jésuites de Naples, faite par le P. Savone, jésuite, et s’il y en a quelqu’autre qui nous puisse servir pour les missions et pour nos ordinands.
Au reste, Monsieur de Creil 7 ne m’a point demandé de l’argent. J’attendrai qu’il le fasse, pource que j’y ai déjà envoyé et qu’on ne l’a pas trouvé, et que je crois que, s’il avait reçu l’ordre, qu’il le nous aurait fait demander.
Je suis cependant, en vous priant d’avoir soin de votre santé, dans l’amour de Notre-Seigneur, en l’amour duquel je suis votre très humble serviteur.
Vincent Depaul.
J’oubliais à vous dire que je n’ai point reçu les Bulles et que je loue Dieu de ce que vous les avez fait raccommoder, et en ai une joie que je ne vous puis exprimer.
Suscription : A Monsieur Monsieur du Coudray, prêtre, à Rome.
7. Jean de Creil, seigneur de Gournay, secrétaire du roi, père de Madame de Marillac.