Saint Vincent ne commença à les préparer qu’en
Lettre 196. — Bulletin du Biblio-phile et du Bibliothécaire , 1872, p. 382. L’original, dont nous n’avons pu avoir communication, est la propriété de la famille de Montholon ; il se trouve à Quevillon, près de Rouen, au château de la Rivière-Bourdot.
1. Seigneur du Vivier et d’Aubervilliers, avocat au Parlement et conseiller d’Etat, mort le 24 janvier 1679, à l’âge de soixante-dix-huit ans.
2. Lambert aux Couteaux informait * Guy-François de Montholon, le 28 mars 1635, que son frère était depuis deux jours dans un état semblable à la folie. (. Archives du Brince de Montholon de Umbriano. Inventaire des Titres de la maison de Montholon (1200-1900), Paris, 1901, in-40, n° 490.)
3. Pour avoir épousé clandestinement, le 29 juillet 1632, Jeanne Jeannesson, dont la position sociale n’était pas en rapport avec la
ce soir par une petite porte écartée, qui sert à notre lépreux * * * 4, pendant que je parlais à votre clerc qui m’est venu trouver de votre part, sur le sujet d’une lettre que je vous avais écrite. Je venais de le laisser avec un religieux de céans 5 dans le jardin à M. de Saint-Lou...in. M’étant venu trouver, je n’ai fait que le conduire jusqu’à la porte, là où l’on m’a dit que votre clerc me demandait ; et à peine étais- je avec lui quand l’on m’est venu dire : Voilà ce gentilhomme qui se sauve. Ce même temps, je suis allé au jardin et de là à la petite porte par laquelle l’on m’a dit qu’il venait de sortir et qu’il était avec un des religieux de céans, lequel je croirais bien qu’il ne lui ait enseigné cet endroit par lequel il s’est sauvé. Et de faire courir après, nous n’avons point de gens propres pour cela ; et puis, les soldats l’auraient infailliblement secouru 6. De vous dire, Monsieur, en quelle affliction
sienne, Jean de Montholon avait été arrêté le 5 décembre 1634 et
enfermé dans la prison de Saint-Lazare, à la requête de son frère et
tuteur Guy-François, après sentence de la prévôté de Paris. Il avait vingt et un ans lors de son incarcération. ( Archives du ~Prince de Montholon de U mbriano, nos 480 et 483.)
4. Saint-Lazare était une ancienne léproserie. Dans le concordat passé, le 7 janvier 1632, entre saint Vincent et les anciens religieux de Saint-Lazare, il est noté que la maison n’abritait alors aucun lépreux. Engagement fut pris par le saint de recevoir et d’héberger gratuitement les lépreux qui se présenteraient. Cette lettre est, à notre connaissance, le seul document qui signale la présence d’un lépreux à Saint-Lazare après 1632. Dans sa supplique au Pape Urbain VIII, saint Vincent notait, en 1634 (1. 178), qu’il n’y avait pas eu depuis longtemps de lépreux dans le prieuré.