Un religieux de l’ancien Saint-Lazare
6. La prison de Saint-Lazare recevait des fous et des incorrigibles. Quand saint Vincent prit possession du prieuré, elle ne renfermait que deux ou trois pauvres aliénés. Leur nombre augmenta dans la suite. Le bon saint veilla sur eux avec l’affection d’un père. Un jour que, menacé d’être spolié de Saint-Lazare par d’avides compétiteurs, il se demandait ce qui lui coûterait de plus à son départ, sa pensée se reporta sur les aliénés dont il avait la garde. « Il me semblait, à cette heure-là, dit-il dans un entretien, que ce serait de ne plus voir ces pauvres gens et d’être obligé d’en quitter le soin et le service. » (Cf. Abelly, of. cit., t. II, chap. vi, p. 305 et suiv.) Le seul catalogue des détenus qui nous reste va de 1692 à 1734. (Arch. Nat. MM 543.) On y trouve plus d’un nom illustre.
cela m’a mis, il n’est pas explicable, ce étant le premier service que vous aviez requis de moi. Ce mauvais service m’est si cuisant que Dieu seul le sait ; et n’était que j’espère que votre bonté me pardonnera, et que vous vous servirez de ce sujet de vous mieux assurer de lui, je ne sais qui me pourrait consoler. Je recours donc [derechef] 7 à votre bonté, Monsieur, ét vous supplie, [par] 8 l’amour de Notre- Seigneur, de me vouloir pardonner ; [ce qu’] 9 espérant de votre bonté, je [suis] lü, en l’amour de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Vincent Depaul.
De Saint-Lazare, ce samedi au soir * 11 .