‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 224 sur 500 · Marie Joly · texte numérisé non relu

Marie Joly

Lettre 200. — L. a. — Original chez les Pères de Picpus de Brainele-Comte (Belgique).

1. Le passage relatif à Marie nous porte à placer cette lettre après

la lettre 199.

Monsieur Holden 2 n’est point venu dîner céans ; faites-m’en raison ; je m’y attendais.

Je parlerai à Monsieur votre fils. Il ne faut pas qu’il quitte légèrement la soutane. S’il le fait, il y aurait lieu de peine. Dieu pourtant, qui fait tout pour le mieux, y trouverait sa gloire. Il faut être résigné à sa divine volonté à «l’égard de toutes choses. Il est plus l’enfant de Dieu que le vôtre. Il fera ce qui sera pour le mieux. Soyez donc disposée à tout événement et ne vous relâchez pas facilement à cette condescendance. S’il quitte sa soutane, l’on se moquera de cela, même en ce collègelà ; et d’aller ailleurs, il s’y perdra, ou pour le moins il y courra grand risque.

J’ai parlé à Madame Goussault. Elle ne s’étonne pas de la proposition. Elle dit que Marie 3 ne fera point l’oraison comme l’on l’a fait, ni ne la fera répéter. Mais à cela ne tient. Vous la pourrez voir parfois.

Je me recommande cependant à vos prières et suis, en l’amour de Notre- Seigneur, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

2. Henri Holden, né dans le comté de Lancaster (Angleterre) en 1586, vint en France à l’âge de vingt-deux ans. Il passa cinq ans au collège anglais de Douai et alla de là au collège de Navarre, où il termina sa théologie. Michel de Marillac, garde des sceaux et oncle de Louise, le reçut dans sa maison comme aumônier en 1626 et lui confia la direction de sa conscience. Henri Holden prit le doctorat en 1636. Il mourut le 14 mars 1662 dans la communauté de Saint- Nicolas-du-Chardonnet. On a de lui une édition annotée du N ovum Testamentiim (1660, 2 vol. in-12), un compendium raisonné de la religion catholique, sous le titre de Divinae fidei analysis (Paris, 1652, in-12), un discours sur la grâce (Francfort, 1656) et deux lettres à Antoine Arnauld, dont il combat la doctrine.

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