‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 231 sur 500 · A CLÉMENT DE BONZI, ÉVÊQUE DE BÉZIERS · texte numérisé non relu

A CLÉMENT DE BONZI, ÉVÊQUE DE BÉZIERS

[Septembre ou octobre 1635 * 1-]

Monseigneur,

Ayant appris par le frère d’un ecclésiastique de votre ville de Béziers nommé M. Cassan, que vous désiriez savoir trois choses de nous ; or, n’ayant pu avoir l’honneur de vous faire réponse pour lors, à cause que je m’en allais aux champs, je me suis proposé de le faire à présent ; et vous dirai, Monseigneur : premièrement, nous sommes entièrement sous l’obéissance de nos seigneurs les prélats pour aller par tous les endroits de leur diocèse où il leur plaira nous envoyer prêcher, catéchiser et faire faire confession générale au pauvre peuple ; pour enseigner toute l’oraison mentale, la théologie pratique et nécessaire, les cérémonies de l’Eglise à ceux qui doivent prendre les ordres, dix ou quinze jours avant qu’ils les prennent, et pour les recevoir chez nous après qu’ils sont prêtres, pour renouveler la dévotion que Notre-Seigneur leur avait donnée en prenant les ordres ; bref, nous sommes comme les valets du centenier de l’Evangile 2 à l’égard de Messeigneurs les prélats, en ce que eux nous disant : allez, nous sommes obligés d’aller ; s’ils nous disent : venez , nous sommes obligés de venir ; faites cela , et nous sommes obligés de le faire. Nous sommes, de plus, soumis à leur visite et correction, comme les curés et vicaires des champs, encore que, pour la conservation de l’uniformité de l’esprit, il y ait un supérieur général, auquel les missionnaires obéissent quant à la discipline domestique.

Lettre 207. — Reg. 1, f° 13. Le copiste note avoir eu sous les yeux vne minute écrite de la main de saint Vincent.

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