Vraisemblablement un cas de peste
Lettre 223. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
1. Le « nouveau ménage » dont parle le saint ne peut être que l’installation de Louise de Marillac à La Chapelle.
Ursulines 2. O Mademoiselle, que cela me fâche et que ce temps me semble perdu pour un homme qui le doit tout aux pauvres gens ! Mais quoi ! il y a huit mois pour le moins que M. de Beauvais m’en presse ; et, pource que je l’ai tant remis, il ne vient plus céans en passant et repassant, comme il avait accoutumé, ni Monsieur Messier 3 ne m’écrit. Il n’y a que les hiles 4, desquelles je n’ai reçu que deux lettres pour cela la semaine passée. Passons cela et disons : mon Dieu ! Mademoiselle, que j’ai de la peine de vous voir si longtemps sans aller prendre l’air et dans le travail continuel que vous faites à l’Hôtel-Dieu !
Je n’ai point vu Madame la supérieure de Saint-Sauveur 5 pour avoir la réponse pour Marie 6. Pourriez-vous pas bien cependant aller à Grigny 7 pour sept ou huit jours et laisser Marie pour tenir ces hiles en état ? Elle est assez sérieuse et exacte pour cela. Faites cela, je vous en prie, pendant mon absence. Je le dirai à Madame Goussault, qui vient à Pontoise, à ce qu’elle vous prenne. Mademoiselle Poulaillon pourra aussi voir parfois vos hiles. Si cela est, il sera bon que vous alliez visiter, avec Madame la présidente 8, la Charité de Villeneuve-Saint- Georges, les encourager et ôter la résolution que Madame Guérin leur a fait prendre, depuis mon départ, qu’elles n’iront pas visiter les malades quand il n’y en
2. Collet affirme que saint Vincent visita deux fois les Ursulines de Beauvais : en 1634, avant la première assemblée des dames de l’IIôtel-Dieu, qu’il présida à son retour [op. cit., t. I, p. 232), et en 1641 (ib., p. 337). Ou il se trompe de date, ou il oublie la visite de 1636.