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Très probablement la chambre des sœurs à Saint-Nicolas

tiez comme une d’entre elles et de faire enfin un noviciat de quelques mois : i° tant pour honorer l’enfance de Notre-Seigneur ; 2° que pour donner exemple à ces filles de bien faire et à celles qui viendront ci-après, de quelque condition, d’en faire de même et à ce qu’enfin les hiles lui aient une plus grande crainte lorsque l’on lui donnera quelque conduite 3 sur elles, et qu’à cet effet elle se mette indifféremment parmi les hiles à table et que c’est ainsi que Notre-Seigneur s’est voulu ajuster aux pauvres pour nous donner exemple d’en faire de même.

Si je le puis, j’irai samedi, de bonne heure, pour confesser vos hiles, pour les mettre dans la pratique que je vous ai dite de la confession.

Bon jour, Mademoiselle. Je suis v. s.

Suscrifition : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

Mademoiselle,

[Entre 1634 * 1 et 1639 2.]

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Voilà donc notre très chère sœur sur son départ. Béni soit Dieu de ce qu’il la veut libérer de tant de souffrances et la récompenser de tous les services qu’elle lui a faits ! Une petite incommodité que j’ai m’empêche

3. Le mot autorité s’était tout d’abord présenté sous la plume du saint ; réflexion faite, il lui préféra le mot conduite.

Lettre 229. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Cette lettre est postérieure à la fondation des Filles de la Charité.

2. Après 1639, saint Vincent aurait écrit les mots : « Ce samedi matin » au débifi de la lettre, non à la fin.

de lui aller dire le dernier adieu ; je le ferai de l’autel, où j’espère la voir en Notre-Seigneur plus parfaitement que chez vous. Ayant pensé et repensé à la proposition que vous m’avez faite touchant la disposition de son corps, je pense qu’il n’est pas expédient qu’on l’enterre céans 8 ; je vous en dirai la raison. Honorez en cela la différence des sépulcres de Notre-Seigmeur et de la sainte Vierge, et consolez-vous dans l’acquiescement à l’adorable bon plaisir de Dieu, s’il vous plaît, j’avoue que cela est facile à dire ; mais les larmes de Notre-Seigneur sur le Lazare en font voir la difficulté. Si vous pleurez, que ce soit peu ; mais après cela fortifiez-vous. J’admire quelquefois la composition ferme des bons religieux et des religieuses dans le décès des leurs. Oh ! qui nous ferait part à la disposition qu’avait la sainte Vierge dans la mort de son Fils ! Je m’en vas y demander part pour vous au saint autel. Si elle est en état de recommander à ses prières la petite compagnie, je vous prie de le faire ; je dis celle des filles et la nôtre chétive, et moi particulièrement qui en ai plus de besoin et qui suis, en l’amour de Notre-Seigneur, Mademoiselle, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

Ce samedi matin.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

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