‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 267 sur 500 · A UN PRÊTRE DE LA MISSION · texte numérisé non relu

A UN PRÊTRE DE LA MISSION

[Entre septembre et novembre 1636 b]

Béni soit Dieu de la bénédiction qu’il donne à votre travail ! O Jésus ! Monsieur, qu’elle me paraît grande ! Quoi ! d’avoir déjà procuré, pour votre part, le bon état de trois cents soldats, qui ont si dévotement communié, et de soldats qui s’en vont à la mort ! Il n’y a que celui qui connaît la rigueur de Dieu dans les enfers, ou qui sait le prix du sang de Jésus-Christ répandu pour une âme, qui puisse comprendre la grandeur de ce bien. Et quoique je connaisse mal l’un et l’autre, il plaît néanmoins à sa bonté de m’en donner quelque petite lueur et une estime infinie du bien que vous avez fait en ces 300 pénitents. Mardi passé, il y avait déjà 900 confessions faites en toutes les autres missions de l’armée, sans compter les vôtres, outre ce qui s’est fait depuis. O Dieu ! Monsieur, que cela est au-dessus de mon espérance ! Il faut s’humilier, louer Dieu, continuer avec courage et suivre, si vous n’avez d’autre ordre.

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