Un cas de peste
Lettre 248. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
donne part au zèle du salut des âmes qu’il a donné à sa mère et à la grâce qu’il lui a confiée pour cela, toute pauvre et chétive qu’elle est. Je rends grâce à Notre-Seigneur, de plus, de ce qu’il vous a conservé votre bonne fille malade à Saint-Louis. Vous ne sauriez croire, Mademoiselle, combien j’en ai de la consolation.
Que vous dirai-je de la proposition de M. Drouard 1 ? Certes, elle me paraît pleine de piété et est à souhaiter qu’elle réussisse, s’il se trouve des ecclésiastiques qui aient tant de zèle. Quant à l’entretien qu’il leur faudrait, je ne doute point que Mesdames les officières de la Charité de l’Hôtel-Dieu ne consentent qu’on prenne, sur ce peu qu’il y a, ce qu’il leur faudra, en attendant l’assemblée des dames. Parlez-en, s’il vous plaît, à Madame la présidente Goussault 2.
Je m’en vas peut-être passer à Grigny dans deux ou trois jours, en allant un peu au delà ; si elle y est, je lui en parlerai.
Je finis cependant dans un désir fort sensible que vous vous portiez bien et suis, en l’amour de Notre-Seigneur, votre très humble serviteur.