‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 319 sur 500 · François de Plarlay · texte numérisé non relu

François de Plarlay

Lettre 278. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original. 1. Voir lettre 273, note 1. François du Coudray et Benoît Bécu,

Monsieur votre fils, non plus que moi, si ce n’est de savoir s’il agrée son séjour aux Bons-Enfants, pource que la chambre à feu de dessus la porte est vide et que l’hôtesse m’a fait demander si nous la prendrions pour lui. Et ce que je vous dis, c’est simplement ; mandezmoi donc votre volonté. M. du Coudray n’avait pas charge de vous en parler, non plus que d’autre chose de lui ; et assurez-vous que nous n’avons aucune peine de lui et que j’en aurais s’il n’agréait pas sa demeure et qu’il en changeât, si ce n’était en mieux, que je ne crois pas, si me semble.

Une hile aveugle d’Argenteuil * 2, qui gouverne la Charité de ce lieu-là, me vint trouver avec une cousine de Barbe de Saint-Leu, et me pressa pour consentir qu’elle 3 entrât aux religieuses qui sont depuis peu en ce lieulà 4, mais je tins ferme contre. Elle a passé néanmoins par dessus. C’est son voyage aux noces de son frère qui a fait le coup. Béni soit Dieu ! Il faut agréer l’ordre de sa providence et prier pour cette bonne hile, à ce qu’il plaise à Dieu lui donner la persévérance et aviser qui c’est que vous lui baillerez.

Il me semble voirement que vous ferez bien de bailler Marie5, de Saint-Paul, à Saint-Germain6. Je n’estime pas qu’il faille mettre Nicole, de Saint-Sauveur, en pas un lieu de long temps. Mais qui aurez-vous pour Saint- Leu, si Henriette s’en va aller à Vil lers 7, comme vous me dites et elle me le demanda hier ?

dont il est question dans çette lettre, furent placés en janvier 1638, le premier à Toul, le second à Richelieu.

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