‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 329 sur 500 · Saint François de Sales · texte numérisé non relu

Saint François de Sales

13. Saint Vincent ne répondit pas à la lettre de Saint-Cyran, mais dès qu’il apprit son retour à Paris, il alla le remercier. (Interrogatoire, question 34 ; Barcos, Défense de feu M. Vincent de Paul, 1668, p. 16.)

Lettre 282. — Reg. 1, f° 64. Le copiste note que l’original était de l’écriture de saint Vincent.

1er à ce porteur. Ce sera au premier que je trouverai en qui il y aura de la sûreté.

Je suis cependant, en l'amour de Notre-Seigneur, Monsieur, votre...

[Vers novembre 1637 L]

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Il faut que vous supportiez avec patience l’état de l’esprit de M. votre fils, en attendant qu’il plaise à Notre- Seigneur le faire entrer dans la manière de vie convenable à celle qu’il se propose. Qui supportera l’enfant sinon la mère et à qui appartient-il de mettre chacun en son devoir qu’à Dieu ? Puisqu’il n’étudie pas et qu’il ne se détermine à rien, je ne vois pas tant d’inconvénient que vous pensiez à M. de Riez 2. Ce n’est pas un moyen pour le rendre meilleur, mais pour le tenir un peu occupé et diminuer un peu de l’oisiveté, mère de tous vices, à ce quelle ne prévale sur lui. Mais en quelle qualité sera-ce ? C’est ce qui m’empêche. Il faut un peu considérer cela et le recommander à Dieu, et nous en parlerons. Je ferai dire à Madame Moran qu’elle lui baille cette chambre de dessus la porte. Pour le reste que vous dites, je vous prie de n’y pas penser.

Lettre 283. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Cette lettre a été écrite peu de jours après la lettre 278.

2. Louis-Denis d’Attichy, fils de Valence de Marillac et cousin germain de Louise de Marillac, né en 1593 au château d’Attichy. Il entra en 1614 dans l’ordre des Minimes, devint provincial de Bourgogne, fut élevé sur le siège de Riez en Provence (1628), puis transféré à Autun (1652), où il mourut de la pierre le 30 juin 1664. On a de lui plusieurs ouvrages, entre autres une histoire générale de l’ordre des Minimes et une vie du cardinal de Bérulle.

Ce que vous dites du vœu de la petite Barbe semble inutile, pource qu’elle entre en La religion pour assister les malades qu’on lui dira pauvres, et par conséquent dans le terme de son vœu. Que si le scrupule la presse, l’on la fera dispenser par l’évêque. Assurez-vous qu elle aura souvent du regret et donnera de l’exercice à ces bonnes religieuses pour cela. Et quand elle reviendrait, je ne sais s’il serait expédient de la recevoir.

Je n’ai point vu Henriette, ni Marie 3. Il faut prier pour les filles et, si vous pouvez vous fortifier, aller à la campagne.

Je suis un peu en peine de vos infirmes. Je vous prie de les bien nourrir et réjouir et de les saluer toutes deux de ma part.

Madame Goussault eut avant-hier à la nuit une grande crise par sueur et s’est bien portée depuis, à ce qu’on m’a dit. Refaites-vous un peu plus ; vous vous verrez toutes deux plus fortes. Je lui ai toujours dit votre incommodité. O mon Dieu, Mademoiselle, que l’agrément de la volonté de Dieu dans son mal a été doux et fort ! Ce n’est rien de la voir en santé en comparaison de sa maladie. Mais qui fait cela ? Est-ce elle ? N’est-ce pas Notre-Seigneur ?

Je suis, en son amour, v. s. V. D.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

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