Pierre Séguier
5. Michel le Masle, prieur des Roches, près Fontevrault, secrétaire du cardinal de Richelieu, chanoine et chantre de N.-D. de Paris. Cette dernière qualité le rendait collateur, juge et directeur des petites écoles de Paris.
6. Le cardinal de Richelieu s’était engagé par une des clauses du
bien savoir si le défaut est aux matériaux ou à l’ouvrage, ou que vous les souhaitiez plus exhaussés. Un mot de cela, s’il vous plaît ?
Cette grosse cure me fait peur 7 . In nomine Domini !
Je loue Dieu de la mission que vous faites parmi les prisonniers, qui me font très grande compassion. Mais prenez garde, s’il vous plaît, de n’y pas aller à jeun.
Pour le collège que désirent les habitants, ipsi viderint 8. Mais pour le neveu de ce bon chanoine, ô Jésus ! Monsieur, prenez-le.
J’ai oublié de donner ordre pour avoir des fers à pains à chanter 9.
Venons à ceux qui vous doivent aller trouver. Nous vous en envoyons trois d’ici et MM. Codoing et Durot, qui vous doivent aller trouver du Dauphiné, où ils sont. J’espère que vous les aurez dans dix jours. Notre-Seigneur a beaucoup béni leur travail en ce pays-là. Ceuxci sont Messieurs Buissot 10, Benoît* 11 et Gourrant 12. Vous pouvez retenir auprès de vous à Richelieu Messieurs Buissot ou Benoît et M. Gourrant, et envoyer l’un de ceux-là à la Mission de Luçon. J’estime qu’il est ex¬
contrat à faire élever un bâtiment pour les missionnaires et les ordinands ou retraitants que ceux-ci devaient hospitaliser.
7. La cure de Richelieu. Elle n’était pas encore érigée. Le cardinal avait promis de l’annexer à la Mission.
8. Le cardinal projetait de doter sa ville de Richelieu d'un magnifique collège. Il exposa ses idées à Louis XIII, qui en autorisa la fondation par deux déclarations, du 20 mai et du 11 septembre 1640. (Bossebœuf, of. cit., p. 321 et suiv.)
g. Fers pour faire des hosties.
10. Nicolas Buissot, né à Allainville (Seine-et-Oise) , reçu dans la congrégation de la Mission en 1630, ordonné prêtre en 1632.
11. Benoît Bécu, né à Braches (Somme) le 21 mars 1602, ordonné prêtre en 1627, reçu dans la congrégation de la Mission le 14 mai 1637. Il alla fonder en 1639 l’établissement de La Rose et revint quelques mois après à Richelieu, où il était encore en 1646.
12. Ce nom ne se trouve pas dans le catalogue du personnel. Il est fort probable que M. Gourrant resta peu de temps dans la congrégation de la Mission.
pédient que vous employiez Messieurs Codoing et Durot dans le duché de Richelieu.
M. Gourrant chante la musique, M. Benoît et M. Buissot savent entonner les psaumes. M. Benoît fait utilement le catéchisme. Tout le monde demeure d’accord que le fruit qui se fait à la Mission est par le catéchisme ; et une personne de qualité disant dernièrement cela,, ajouta que les missionnaires s’étudiaient tous à bien prêcher et qu’ils ne savaient point faire le catéchisme, et dit cela en ma, présence et celle d’une bonne compagnie. Au nom de Dieu, Monsieur, avertissez de ceci la compagnie de delà. Ma pensée est que ceux qui travailleront doivent l’un faire le grand et l’autre le petit catéchisme seulement, et parler deux fois par jour. Et l’on peut rapporter au catéchisme des moralités 13 pour toucher ; car, comme j’ai dit, l’on remarque que tout le fruit vient de là.
Nous avons fait ici quelques conférences touchant la manière comme il se faut prendre pour enseigner les vérités controversées ; et me semble que ces Messieurs l’entendent passablement, pour le moins les trois premiers. Ils ont appris aussi la méthode de M. Véron par luimême. Te vous prie, Monsieur, d’en conférer tous les jours ensemble et de dire à M. Perdu que je le prie de rafraîchir sa mémoire sur cela, en sorte que, quand ils partiront de Richelieu, ils sachent comme il faut humblement et familièrement enseigner ces vérités. Qu’ils se souviennent qu’ils ne vont pas là pour les hérétiques, mais que c’est pour les pauvres catholiques, et que si néanmoins, chemin faisant, l’occasion d’instruire quelqu’un se présente, qu’ils le fassent doucement et humblement, montrant que ce qu’on leur dit vient des entrailles de compassion et de chanté et non d’indignation. Je ne