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L’établissement de la Charité à La Chapelle

6. L’établissement d’un séminaire dans la maison du Temple à Paris. « Ce bon dessein, écrit Abelly ( op. cit ., chap. xxxii, T6 éd., p. 151), n’eut pas tout l’effet qu’on en espérait, quoique M. Vincent eût été prié de s’y appliquer et que pour cela il eût fait quelque séjour dans le Temple, parce que, n’ayant pas eu la liberté d’y agir à sa façon, il n’y put pas réussir comme il eût bien désiré. » « Une des premières et des plus fortes pensées » du commandeur de Sillery fut, écrit-il lui-même [Vie de V illustre serviteur de Dieu Noël Brulart de Sillery, p. 109), « de travailler au salut des âmes, tant par l’établissement des séminaires, que par les visites exactes des cures, églises et peuples qui sont dans l’étendue du grand prieuré de France commis à la juridiction et conduite » du Temple. Il consulta à cet effet les Pères Gibieux et de Condren, de l’Oratoire, le P. Binet, jésuite, la R. Mère de la Trinité et surtout, laissons-lui la parole, « un grand serviteur de Dieu auquel Notre-Seigneur m’a, en son amour, donné une entière confiance, et qui, par la grande estime et révérence qu’il a dès longtemps en son âme de la profession expresse et principale de notre Ordre d’exposer sa vie pour la défense et propagation de la foi, a une singulière dévotion à tout ce qui concerne le bien et le service de notre religion. Ce saint personnage m’a, par tous ses sages conseils, continuellement et fortement incité, exhorté et conforté de considérer profondément, pour la gloire de Dieu, l’utilité que plusieurs personnes recevront de cet emploi ». Ce saint personnage était, on le devine, le directeur du commandeur, Vincent de Paul. Le grand prieur de France donna au commandeur de Sillery les pouvoirs de vicaire général, pour qu’il pût plus librement mener à bonne fin son entreprise. Mais le commandeur n’avait pas l’esprit temporisateur de saint Vincent ; il ne savait pas, autant qu’il, l’aurait fallu, profiter des leçons de l’expérience. Des oppositions surgirent dans son Ordre même, et il dut tout abandonner. Une \de ses lettres au grand maître, datée du 22 juin 1638, montre avec quelle générosité et quelle héroïque résignation il accepta cette pénible épreuve. (Ibid., pp. 107-122.)

7. Aujourd’hui chef-lieu de canton en Seine-et-Oise. On y avait fondé un établissement en 1636 pour recueillir et élever les filles nées

la permission de. la clôture, ont une maison, une chapelle et tout ce qui s'ensuit ; et cependant l’on pense qu’il est nécessaire d’appeler des religieuses à leur place ; et si cela dépendait de moi, je le ferais. Tout ceci soit dit à votre cœur seulement et non à qui que ce soit autre.

Le bon M. le curé de La Chapelle * * * * 8 doit venir dîner céans aujourd’hui avec son frère pour aviser à ce qu’il faudra faire à son indisposition, car le voilà reconnu pour tel que vous craigniez. O mon Dieu, qu’est-ce que de nous !

Madame Goussault avait avant-hier une fièvre qu’on craignait continue. Ayez soin de votre santé, je vous en supplie.

Je suis v. s.

L’on me violente pour la précipitation de l’affaire du Temple, duquel j’appréhende la chute prochaine. Je le dis et le redis, et néanmoins l’on passe par dessus. L’humilité m’oblige à déférer, et la raison me fait appréhender. In no mine Do mini !

De Saint-Lazare, ce mardi matin [1638 L]

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

d’une union coupable. La Compagnie du Saint-Sacrement s’intéressait

à cette œuvre. Elle avait pris à sa charge la pension d’une maîtresse

et reçu, en échange de ses libéralités, le droit d’y envoyer douze pe¬

tites filles par an. (René de Voyer d’Argenson, of. cii., p. 69.)

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