Jean Paradis, mort en mai
Lettre 296. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
1. La phrase « Il faut un peu penser au moyen de faire apprendre à faire les écoles aux filles » nous permet de conjecturer que cette lettre a précédé de très près la lettre 207, où l’on trouve la solution proposée par Louise de Marillac.
je vous renvoie les papiers 2, et vous les renverrez au plus tôt, s’il vous plaît, et ferez en sorte qu’on vous en délivre une copie signée.
Si vous n’aviez les clefs, vous les ferez prendre céans.
Madame Pelletier me vient de parler de ses meubles ; elle désirerait qu’on les mît dans quelqu’autre petite chambre. Elle ne parle point de les mettre ailleurs, je lui ai dit que nous en parlerions et qu’il faut tendre à rendre toutes choses communes et à ôter les particularités. Or, ce langage lui semble un peu nouveau.
Cette bonne femme du Mans me paraît infirme. Elle a bien fait des conditions et des demeures.
Il faut un peu penser au moyen de faire apprendre à faire l’école aux filles. Celle-ci dit qu’elle les a faites en cette ville et ailleurs. Il faut voir si l’on en essayera.
Bonjour, Mademoiselle, je suis v. s.
Mademoiselle,
La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !
Béni soit Dieu de ce que votre indisposition n’est pas grande ! je vous prie de faire ce que vous pourrez pour vous bien porter.
J’espère aller samedi à La Chapelle.
Nous avons arrêté votre mémoire pour les Enfants trouvés en deux assemblées avec les officières de la Cha-
2. Probablement des papiers relatifs à l’établissement des Enfants trouvés.
Lettre 297. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
1. Cette lettre est des tout premiers commencements de l’œuvre des
Enfants trouvés.
rité de l’Hôtel-Dieu ; et dimanche prochain nous communiquerons l'arrêté, que je réduirai en manière de règle, à Madame Pelletier, pour voir si elle s’y veut assujettir ; ce sera chez Madame Goussault en présence des officières. Toute la compagnie trouve nécessaire que cette maison-là dépende de la supérieure des Filles de la Charité, comme je vous ai écrit, et que vous y alliez passer sept ou huit jours, si votre santé le vous permet.
Les dames vont aujourd’hui à l’Hotel-Dieu. Je vous prie d’offrir leurs personnes et leurs travaux à sa divine Majesté.
Je n’attends pas grand’chose de cette manière de communiquer des Ursulines avec vos filles2. Vous les y enverrez néanmoins, s’il vous plaît.
Je pense qu’il vaut mieux retenir cette hile auprès de vous pour quelque temps et de la faire voir, avec celle de Nogent, à Madame Goussault. Il n’est pas besoin de lui envoyer celle de Saint-Marceau3, puisque déjà elle est en exercice.
Je vous souhaite le bonjour et suis, en l’amour de Notre-Seigneur, v. s.