Barbe Angiboust
des pauvres à celui de la grande dame que je vous ai dite 5. Elle est à Saint-Germain-en-Laye, où l’on établit une notable Charité, de laquelle sont la dame d’honneur, celle d’atours et les filles de la reine, qui servent elles-mêmes avec une ferveur admirable. L’on a eu un peu à souffrir à cette mission à cause des gorges découvertes ; mais il a plu à Dieu d’en tirer de la gloire non petite.
Au nom de Dieu, Monsieur, qu’on soit bien circonspect à l’explication du 6e commandement. Nous aurons à souffrir un jour tempête pour cela. Recommandez souvent cela à la compagnie, et à ne rien faire à la procession que, comme j’ai dit si souvent, tout simplement.
Quant à la qualité que vous prendrez pour les actes curiaux, quid si vous mettiez celle de commis à l’administration de la cure, en attendant que j’en confère ? Et pour les aumônes, à chaque mendiant un double6, et si l’on le catéchise, deux liards, plus ou moins, selon la qualité de la personne. Mais, pour les malades, si Monseigneur ne fonde le nécessaire, il faudra y contribuer quinze ou vingt sols par semaine, que vous pourrez faire mettre au bassin de celle qui fera la quête. Mais comment ferez-vous pour la rétribution des fonctions curiales ? Je vous envoie deux cents livres, qu’on baillera demain au messager de Champigny ; et au prochain voyage nous lui baillerons les fers du pain à chanter.
Voilà M. Codoing et M. Durot à présent à Richelieu. O Monsieur, que Dieu a béni leurs travaux ! Je vous prie de les embrasser et toute la compagnie pour moi, comme je fais en esprit avec toute l’humilité et l’affection qui m’est possible.
La mission de Saint-Germain s’achèvera dans quatre