Mademoiselle Viole, trésorière des dames de la Charité
Lettre 311. — L. a. — Dossier de Turin, original.
1. Nicolas Corman, frère coadjuteur, né vers 1603, entré dans la
chelieu en s’en allant trouver M. Grenu en Gascogne. Vous ne le retiendrez qu’un jour de delà, s’il vous plaît, et, si vous le pouvez, vous écrirez audit sieur Grenu et lui ferez écrire par tous ceux de la compagnie qui le pourront. Il me semble que le présent porteur vous trouvera sur le point de recommencer la mission à Richelieu. Je vous supplie, Monsieur, de recommander plus que jamais la précaution à l’explication du sixième commandement et aux demandes qu’on fait sur cela. Si nous n’y prenons garde, la compagnie en souffrira un jour * 2.
Qu’on fasse les processions sans apparat, je dis même sans faire habiller les enfants que des surplis qu’on trouvera sur les lieux. L’on a trouvé à redire notablement à l’un et à l’autre, quoique M. d’Alet 3 ait fait la première action et qu’à la seconde il n’y avait que quelques enfants habillés avec des aubes. Il plaît à Dieu que cela nous fasse un peu exercer la vertu de patience et que cela procède de l’envie de la notable conversion de quelques âmes principales.
Je n’ai point eu l’honneur de voir Monseigneur de Chartres, et n’a pas été expédient. Je le ferai, s’il plaît à Dieu, quand il sera temps.
Il sera bon que vous établissiez la Charité et que vous en donniez avis à Monseigneur de Chartres, à ce qu’il sache de Son Eminence 4, si elle l’agrée, et que vous lui proposiez la Fille de la Charité 5.
Je finis en me recommandant à vos saintes prières, ensemble l’état présent de la mission et salue très humblement et très affectionnément la compagnie, étant, en
congrégation de la Mission en 1633, reçu aux vœux le 13 novembre